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	<title>Le blogue du Musée canadien de la nature</title>
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		<title>Le blogue du Musée canadien de la nature</title>
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		<item>
		<title>Que serait un monde sans poissons?</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/16/que-serait-un-monde-sans-poissons/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 20:58:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah McPherson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[café scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[produits de la mer durables]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1222</guid>
		<description><![CDATA[Y a-t-il un moyen de consommer des produits de la mer de façon éthique, sans contribuer à leur disparition? <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/16/que-serait-un-monde-sans-poissons/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1222&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourrait-on se passer complètement de poissons et de produits de la mer? Le goût succulent du saumon, du thon, de l’églefin, de la crevette, du crabe, du homard, du pétoncle et d’autres espèces marines et leurs bienfaits pour la santé nous manqueraient assurément. Pourtant, nous y serons peut-être forcés si se réalise la prédiction de nombreux scientifiques selon laquelle la plupart des produits de la mer auront été exploités jusqu’à leur quasi-extinction d’ici 2048.</p>
<div id="attachment_1224" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><img src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/10021232140490fish-on-slab-550.jpg?w=640" alt="Une scène du film « The End of the Line »." title="Une scène du film « The End of the Line »."   class="size-full wp-image-1224" /><p class="wp-caption-text">Image de poissons morts tirée du film « The End of the Line ». Si nous continuons de piller nos océans ainsi, on pourrait les épuiser complètement d’ici 2048. © Image reproduite avec l’autorisation de Mongrel Media.</p></div>
<p>Les participants ont aussi abordé la question des opinions partagées concernant notre consommation des produits de la mer. Agriculture et Agroalimentaire Canada préconise au moins deux repas de poisson par semaine, surtout d’espèces riches en acides gras oméga 3. </p>
<p>De fait, parmi les personnes qui ont éliminé de leur alimentation le poulet, le porc et le bœuf, nombreux sont ceux qui comptent sur les produits de la mer pour obtenir des protéines. En tant que consommateurs soucieux à la fois de notre santé et de la salubrité de l’environnement, qui devons-nous écouter?  </p>
<p>Supprimer totalement les produits de la mer de l’alimentation est une solution pour laquelle plusieurs participants ont opté. Joshua Bishop n’est pas de cet avis. Il pense plutôt que l’on doit continuer de se renseigner sur le sujet, oser poser les bonnes questions aux restaurateurs et aux fournisseurs et créer une demande accrue pour les choix durables. </p>
<p>De nombreux magasins sont favorables aux produits de la mer durables (voir les liens ci-dessous) mais, en tant que consommateurs, nous devons continuer de réclamer ces produits. Quand les commerçants constateront qu’il existe un marché suffisant, il sera alors possible de se procurer facilement des poissons durables, étiquetés en bonne et due forme. </p>
<p>Le consommateur doit donc non seulement réclamer des produits de la mer durables mais aussi demander au détaillant la source de ses produits, et cela même si cela lui semble un peu embarrassant. L’étiquette « durable » ne suffit pas, le commerçant doit être en mesure de donner des renseignements sur le fournisseur et sur les méthodes de récolte. </p>
<p>Les sources durables des produits de la mer ont été au coeur des discussions du troisième Café scientifique de la saison, qui s’est tenu au Musée le 27 janvier 2012. Les participants se sont penchés sur la question : « Le fait de manger des produits de la mer est-il éthique et durable? » </p>
<p>Deux conférenciers invités ont lancé la discussion : Melissa Marschke, Ph.D., professeure adjointe à l&#8217;École de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa, et Joshua Bishop, propriétaire du commerce de produits de la mer durables « The Whalesbone Oysterhouse and Sustainable Oyster and Fish Supply ». </p>
<p>La soirée débutait avec <em>The End of the Line</em>, un documentaire sur le déclin abrupt des produits de nos océans et sur les conséquences désastreuses des pratiques de récoltes non durables qui continuent de sévir. </p>
<p>Le film montre du doigt les consommateurs qui, sans le savoir, achètent des poissons menacés de disparition, la classe politique qui ne prend pas au sérieux les mises en gardes des scientifiques, les sociétés de pêche qui dépassent leur quotas et vendent leurs prises illégales, et enfin l’industrie mondiale des pêches qui tarde à réagir au danger imminent.</p>
<div id="attachment_1227" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/dsnc0705_cafe_jan2012.jpg"><img src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/dsnc0705_cafe_jan2012.jpg?w=300&#038;h=231" alt="" title="" width="300" height="231" class="size-medium wp-image-1227" /></a><p class="wp-caption-text">La conférencière Melissa Marschke (à l’extrême gauche) donne son avis sur les pratiques de pêche durables à un groupe de participants du Café.</p></div>
<p>Parmi les nombreux sujets abordés, la croissance de l’élevage de poissons ou aquaculture a dominé les discussions. Cette « révolution bleue » s’étend aux sources internationales de produits de la mer, comme les crevettes et les poissons-chats du Vietnam, de Thaïlande et de Chine. </p>
<p>Melissa Marschke a exposé les effets néfastes de ces fermes piscicoles sur la capacité des pêcheurs locaux à subvenir aux besoins de leur famille. À titre indicatif, la moitié des produits de la mer importés en Amérique du Nord proviennent de la pisciculture. Ces producteurs n’ont pas besoin d’investir dans l’immobilier : ils installent leurs enclos en mer peu profonde. Quand de nombreux aquaculteurs font de même dans une zone, il reste bien peu d’eau libre et encore moins d’espèces de poissons à manger ou à vendre pour la population locale. </p>
<p>Un autre aspect de la question que beaucoup de consommateurs ignorent, c’est qu’en achetant les produits de l’aquaculture, ils contribuent à l’érosion des espèces sauvages. Puisque que de nombreux poissons d’élevage, comme le saumon atlantique, <em>Salmo salar</em>, sont carnivores, les éleveurs les nourrissent de grandes quantités de petits poissons sauvages tels que les sardines, <em>Sardina pilchardus</em>, qu’ils broient en farine. À l’échelle mondiale, le concept même de la pisciculture n’est donc pas viable. </p>
<div id="attachment_1230" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/is_000016666685-fish-farm.jpg"><img src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/is_000016666685-fish-farm.jpg?w=640&#038;h=424" alt="Les installations d’un élevage de poissons dans la rivière Chanthaburi, en Thaïlande." title="Les installations d’un élevage de poissons dans la rivière Chanthaburi, en Thaïlande." width="640" height="424" class="size-full wp-image-1230" /></a><p class="wp-caption-text">Un élevage de poissons dans la rivière Chanthaburi, en Thaïlande. Image : iStockphoto.com\rattanapat © rattanapat</p></div>
<p>Les participants ont aussi abordé la question des opinions partagées concernant notre consommation des produits de la mer. Agriculture et Agroalimentaire Canada préconise <a href="http://www.ats.agr.gc.ca/sea-mer/hs-mq-eng.htm F = http://www.ats.agr.gc.ca/sea-mer/hs-mq-fra.htm">au moins deux repas de poisson par semaine</a>, surtout d’espèces riches en acides gras oméga 3. </p>
<p>De fait, parmi les personnes qui ont éliminé de leur alimentation le poulet, le porc et le bœuf, nombreux sont ceux qui comptent sur les produits de la mer pour obtenir des protéines. En tant que consommateurs soucieux à la fois de notre santé et de la salubrité de l’environnement, qui devons-nous écouter?  </p>
<p>Supprimer totalement les produits de la mer de l’alimentation est une solution pour laquelle plusieurs participants ont opté. Joshua Bishop n’est pas de cet avis. Il pense plutôt que l’on doit continuer de se renseigner sur le sujet, oser poser les bonnes questions aux restaurateurs et aux fournisseurs et créer une demande accrue pour les choix durables. </p>
<p>De nombreux magasins sont favorables aux produits de la mer durables (voir les liens ci-dessous) mais, en tant que consommateurs, nous devons continuer de réclamer ces produits. Quand les commerçants constateront qu’il existe un marché suffisant, il sera alors possible de se procurer facilement des poissons durables, étiquetés en bonne et due forme. </p>
<p>Le consommateur doit donc non seulement réclamer des produits de la mer durables mais aussi demander au détaillant la source de ses produits, et cela même si cela lui semble un peu embarrassant. L’étiquette « durable » ne suffit pas, le commerçant doit être en mesure de donner des renseignements sur le fournisseur et sur les méthodes de récolte.</p>
<div id="attachment_1234" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/dscn0709_cafe_jan2012.jpg"><img src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/dscn0709_cafe_jan2012.jpg?w=300&#038;h=190" alt="" title="" width="300" height="190" class="size-medium wp-image-1234" /></a><p class="wp-caption-text">Le conférencier Joshua Bishop (tout à fait à gauche, de face) écoute un participant du Café scientifique donner son point de vue sur les produits de la mer durables.</p></div>
<p>Vous hésitez encore sur la ligne à suivre?  De nombreux participants ont trouvé utiles les divers guides alimentaires (voir « Guides alimentaires sur les produits de la mer » ci-dessous) et il existe même une application logicielle sur le sujet pour les plus « technos » d’entre vous. (<a href="http://www.oceanwise.ca/news/ocean-wise-iphone-app">http://www.oceanwise.ca/news/ocean-wise-iphone-app</a>)</p>
<p>La situation n’est donc pas désespérée pour les amateurs de poissons. Comme les deux conférenciers l’ont souligné, il ne s’agit pas de bannir les produits de la mer de notre assiette, mais de se préoccuper davantage de leur provenance et des méthodes de récolte et d’éviter les espèces en péril comme le thon rouge de l’Atlantique, <em>Thunnus thynnus</em>, ou la morue de l’Atlantique, <em>Gadus morhua</em>. Et il faut absolument poser ces questions essentielles. </p>
<p>Comme le résume bien Joshua Bishop : « On peut inverser le cours des choses en y mettant les efforts nécessaires. »</p>
<h2>Poursuivre la discussion :</h2>
<p>Nous convions toutes les personnes intéressées à poursuivre cette discussion à donner leur avis dans la section ci-dessous. N’hésitez pas à commenter toute question à approfondir soulevée pendant le Café scientifique. Nous vous encourageons à afficher d’autres ressources.</p>
<p><strong>Questions à approfondir</strong></p>
<ul>
<li>Quel est, à votre avis, le principal obstacle à l’achat de produits de la mer récoltés de façon viable? (P. ex. disponibilité, sensibilisation, prix.)</li>
<li>Quel guide d’alimentation sur les produits de la mer trouvez-vous le plus utile parmi les publications disponibles (voir liens ci-dessous)?</li>
<li>Comment pouvons-nous (dans la région d’Ottawa-Gatineau) sensibiliser les gens et les commerçants à consommer uniquement des produits de sources durables?</li>
<li>La certification de produits de la mer de source durable est-elle la solution?</li>
<li>Du point de vue éthique, devons-nous préférer les produits issus de la pêche à petite échelle à ceux provenant de la grande pêche industrielle, si ni les uns ni les autres ne sont durables?</li>
<li>Est-il préférable d’acheter du poisson local, comme le saumon sauvage du Pacifique, plutôt que des produits venant de l’étranger, tel le tilapia élevé en Asie, quand aucun des deux n’est issu de méthodes durables?</li>
</ul>
<p><strong>Ressources</strong><br />
Guides alimentaires sur les produits de la mer :</p>
<ul>
<li><a href="http://wwf.ca/fr/">http://wwf.ca/fr/</a></li>
<li><a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/mangez-sainement/consommez-des-produits-de-la-mer-durables/">http://www.davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/mangez-sainement/consommez-des-produits-de-la-mer-durables/</a></li>
<li><a href="http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/ressources/2007/guide-canadien-des-poissons-et-fruits-de-mer/">http://www.davidsuzuki.org/fr/publications/ressources/2007/guide-canadien-des-poissons-et-fruits-de-mer/</a></li>
<li><a href="http://www.blueocean.org">http://www.blueocean.org</a> (en anglais)</li>
<li><a href="http://www.seachoice.org/">http://www.seachoice.org/</a> (en anglais)</li>
<li><a href="http://wwf.ca/conservation/oceans/">http://wwf.ca/conservation/oceans/</a> (en anglais)</li>
<li><a href="http://www.ecologyaction.ca/files/images/file/Marine/Seafood_Traceability_in_Canada.pdf">http://www.ecologyaction.ca/files/images/file/Marine/Seafood_Traceability_in_Canada.pdf</a> (en anglais)</li>
<li><a href="http://www.loblaw.ca/seafood">http://www.loblaw.ca/seafood</a> (en anglais)</li>
</ul>
<p>Autres liens sur la pêche durable : </p>
<ul>
<li><a href="http://www.msc.org/fr?set_language=fr">http://www.msc.org/fr?set_language=fr</a></li>
<li><a href="http://www.msc.org/fr?i18nredirect=true&amp;set_language=fr">http://www.msc.org/fr?i18nredirect=true&amp;set_language=fr</a> (Amérique du Nord)</li>
<li><a href="http://www.dfo-mpo.gc.ca/fm-gp/sustainable-durable/index-fra.htm">http://www.dfo-mpo.gc.ca/fm-gp/sustainable-durable/index-fra.htm</a> </li>
<li><a href="http://www.oceanwise.ca/">http://www.oceanwise.ca/</a> (en anglais)</li>
</ul>
<p>Pour en savoir davantage sur les produits de la mer écologiques, consultez The Be Happy Pledge sur Facebook (en anglais). </p>
<ul>
<li><a href="http://www.facebook.com/BeHappyFish?sk=app_202492326503113">http://www.facebook.com/BeHappyFish?sk=app_202492326503113</a></li>
</ul>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1222/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1222&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Le périple de Tū Hononga</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/09/le-periple-de-tu-hononga/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 16:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jennifer Lee Mason</dc:creator>
				<category><![CDATA[Baleines Tohorā]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Les outils du métier]]></category>
		<category><![CDATA[grand cachalot]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1179</guid>
		<description><![CDATA[Transporter un crâne de baleine et d'autres pièces surdimensionnées au quatrième étage du Musée est un exercice périlleux qui a demandé beaucoup de savoir-faire et d'ingéniosité. <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/09/le-periple-de-tu-hononga/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1179&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Comment la baleine a atteint le sommet</h2>
<p>Après des mois d&#8217;attente, de planification et de construction, le jour J est enfin arrivé. Je suis arrivée très tôt sur les lieux afin de ne rien manquer. Quand le camion semi-remorque transportant le crâne de Tū Hononga a fait son apparition au coin de la rue, l&#8217;excitation a atteint son comble.</p>
<div id="attachment_1181" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/021.jpg"><img class="size-medium wp-image-1181" title="Un homme soufflant dans un coquillage en spirale." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/021.jpg?w=240&#038;h=300" alt="Un homme soufflant dans un coquillage en spirale." width="240" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Conservateur au musée Te Papa, Shane James entame le Karakia en soufflant dans un pukaea (sorte de cor maori). Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Tū Hononga (qui signifie « le lien » en maori) est un grand cachalot mâle dont le squelette complet sera exposé à côté de celui d&#8217;une femelle dénommée Hinewainui, dans la prochaine <a href="http://nature.ca/baleines">exposition Baleines Tohorā</a>. Le crâne et la mâchoire de Tū Hononga sont trop volumineux pour être transportés au quatrième étage en monte-charge. C&#8217;est aussi le cas d&#8217;un autre spécimen et de deux panneaux. Pour faire entrer ces énormes pièces par la porte d&#8217;entrée principale et pour les déplacer jusque dans l&#8217;atrium en vue de les hisser au quatrième étage, l&#8217;équipe des expositions, le service des installations et plusieurs entrepreneurs ont dû enlever les portes, protéger les planchers et construire de a à z deux systèmes complets de levage.</p>
<p>Le Musée canadien de la nature a présenté de nombreuses expositions itinérantes venant de partout dans le monde, mais aucune de ces expositions temporaires n&#8217;a réclamé autant de préparation.</p>
<p>Une équipe de spécialistes du musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle-Zélande accompagne l&#8217;exposition Baleines Tohorā à chacun des sites d&#8217;exposition. Ils jouent un rôle essentiel dans le montage de l&#8217;exposition. Ça été pour moi un honneur d&#8217;être une des rares personnes à assister à un <em>Karakia</em>, une incantation traditionnelle maorie qu&#8217;a célébrée un gestionnaire de collection du musée Te Papa avant que les spécimens ne soient retirés du camion. Cette cérémonie vise à assurer une issue heureuse aux entreprises importantes.</p>
<div id="attachment_1184" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-069.jpg"><img class="size-full wp-image-1184" title="Vue du vestibule avec les échafaudages, le crâne de la baleine et les gens." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-069.jpg?w=640" alt="Vue du vestibule avec les échafaudages, le crâne de la baleine et les gens."   /></a><p class="wp-caption-text">Le crâne a été levé, centimètre par centimètre, au-dessus de chaque marche du vestibule. Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<div id="attachment_1185" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-082.jpg"><img class="size-medium wp-image-1185" title="L'extrémité la plus grosse du crâne passe juste dans l'encadrure de la porte." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-082.jpg?w=199&#038;h=300" alt="L'extrémité la plus grosse du crâne passe juste dans l'encadrure de la porte." width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le crâne est passé tout juste dans l&#039;encadrure de la porte, même si les portes et le cadre avaient été enlevés. C&#039;est au grand soulagement de tous que Tū Hononga a fait son entrée dans l&#039;édifice. Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>On a ensuite déchargé soigneusement chaque pièce du camion pour les faire rouler à travers une tente chauffée puis par l&#8217;entrée principale du Musée. Pour franchir le premier escalier, il a fallu recourir à un palan manuel fixé à des échafaudages. Ce système a été fabriqué sur mesure pour le vestibule de taille restreinte du Musée.</p>
<p>Alors que cette énorme masse gravissait péniblement les marches, une dizaine de spectateurs se demandaient si ce crâne, enveloppé dans des couches de matière isolante, protégé d&#8217;un cadre de bois et posé sur une plateforme à roulettes, passerait par l&#8217;encadrure de la porte. Mais en fait ce sont les escaliers qui nous ont joué un tour : avec les chaînes de hissage, on n&#8217;a pas réussi à soulever suffisamment la charge pour franchir la dernière marche. On a essayé un chariot élévateur pour les deux centimètres restants, mais on n&#8217;est pas arrivé pas trouver le bon angle d&#8217;approche pour ne pas faire de dégâts. Les entrepreneurs ont finalement utilisé un palan à chaîne spécial et un treuil manuel, ce qui a permis de soulever la plateforme suffisamment pour franchir la dernière marche.</p>
<p>Le crâne de Tū Hononga a été la première pièce à entrer dans le Musée, mais il n&#8217;a pas été hissé tant que la mâchoire, le squelette de baleine pygmée et les deux grands panneaux n&#8217;ont pas été transportés eux aussi à l&#8217;intérieur selon le même procédé. Ces opérations se sont déroulées sans heurts, l&#8217;équipe ayant tiré les leçons de sa première expérience. Ensuite, les pièces ont été roulées sur une rampe conduisant à l&#8217;atrium puis de l&#8217;autre côté du bureau de réception et déposées devant le grand escalier. Une autre équipe attendait pour équilibrer les pièces et les fixer solidement à la plateforme et pour les hisser au quatrième étage.</p>
<div id="attachment_1186" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-196.jpg"><img class="wp-image-1186 " title="Le crâne de baleine en train d'être hissé au quatrième étage." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/wt-hoist-feb-6-196.jpg?w=199&#038;h=300" alt="Le crâne de baleine en train d'être hissé au quatrième étage." width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">On sait que le grand cachalot (Physeter catodon) peut plonger à une profondeur de 3 km. Mais qu&#039;il puisse ainsi s&#039;élever dans les airs est sûrement une première! Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<div id="attachment_1182" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/099.jpg"><img class="wp-image-1182 " title="Vue de l'atrium du rez-de-chaussée au quatrième étage avec une caisse sur le point d'être hissée. " src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/099.jpg?w=200&#038;h=300" alt="Vue de l'atrium du rez-de-chaussée au quatrième étage avec une caisse sur le point d'être hissée." width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Haut ↑. La mâchoire de Tū Hononga hissée jusqu&#039;au quatrième étage. Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Le crâne du cachalot mâle, qui pèse quelque 795 kg (1 750 lb), a été le premier à faire son entrée dans l&#8217;édifice mais le dernier à être hissé au quatrième. La fébrilité était palpable.</p>
<p>Alors que l&#8217;opération tirait à sa fin et que les gens commençaient à se féliciter et à se donner des tapes dans le dos, un épouvantable craquement s&#8217;est fait entendre (et croyez-moi, l&#8217;écho est terrible dans l&#8217;atrium). Je n&#8217;ai pas eu besoin de chercher ce qui se passait : tous les yeux fixaient le crâne en équilibre instable au bord de la mezzanine surplombant un vide de quatre étages.</p>
<div id="attachment_1183" class="wp-caption alignright" style="width: 138px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/218.jpg"><img class="wp-image-1183 " title="Le crâne parvient au quatrième étage." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/218.jpg?w=128&#038;h=300" alt="Le crâne parvient au quatrième étage." width="128" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">C&#039;était le plus mauvais moment pour qu&#039;un pépin survienne. Et c&#039;est à ce moment-là qu&#039;on a entendu cet effroyable craquement! Photo : Jennifer-Lee Mason © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>J&#8217;ignore encore ce qui a causé ce bruit et comment se sont senties les autres personnes présentes parce que, quelques secondes après, le crâne se trouvait en sécurité, tiré sur la mezzanine puis dans la salle d&#8217;exposition.</p>
<p>Au cours des derniers moments de son périple, je me suis demandé si l&#8217;esprit de Tū Hononga était heureux de voir combien d&#8217;esprits, de mains et de cœurs avaient œuvré de concert pour qu&#8217;il soit présenté à nos visiteurs. Grâce à ce périple, il incarne bien son nom : <em>le lien</em>.</p>
<span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/09/le-periple-de-tu-hononga/"><img src="http://img.youtube.com/vi/IKu8-g8GJ9o/2.jpg" alt="" /></a></span>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1179/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1179&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Un homme soufflant dans un coquillage en spirale.</media:title>
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			<media:title type="html">Vue du vestibule avec les échafaudages, le crâne de la baleine et les gens.</media:title>
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			<media:title type="html">L&#039;extrémité la plus grosse du crâne passe juste dans l&#039;encadrure de la porte.</media:title>
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			<media:title type="html">Le crâne de baleine en train d&#039;être hissé au quatrième étage.</media:title>
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		<media:content url="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/099.jpg?w=200" medium="image">
			<media:title type="html">Vue de l&#039;atrium du rez-de-chaussée au quatrième étage avec une caisse sur le point d&#039;être hissée. </media:title>
		</media:content>

		<media:content url="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/218.jpg?w=128" medium="image">
			<media:title type="html">Le crâne parvient au quatrième étage.</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Oh hisse la baleine!</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/04/oh-hisse-la-baleine/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 13:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan Ferrabee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Baleines Tohorā]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Les outils du métier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1157</guid>
		<description><![CDATA[Hisser un crâne de cachalot pesant des milliers de kilos au 4e étage du Musée est tout un tour de force. <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/04/oh-hisse-la-baleine/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1157&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de leur vie, les baleines parcourent d’innombrables milliers de kilomètres avec une apparente légèreté. La densité de l’eau soutient leur masse énorme et confère grâce et élégance à leurs mouvements dans l’immensité de l’océan. Leur gigantisme, que l’on peine à s’imaginer, ne semble leur causer aucun souci dans leur milieu aquatique.</p>
<p>Mais déplacer un spécimen de baleine d’une grande valeur scientifique et culturelle dans notre monde terrestre est une tout autre affaire. C’est un processus long et laborieux qui réclame des méthodes et des outils spécialisés, ainsi que des jours et des jours de planification. Et, au Musée canadien de la nature, nous sommes bien placés pour le savoir!</p>
<div id="attachment_1158" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1158" title="image-17" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/image-17.jpg?w=640&#038;h=343" alt="Vue de deux squelettes articulés de grand cachalot, Physeter catodon, dans l’exposition Baleines Tohorā." width="640" height="343" /><p class="wp-caption-text">Les deux squelettes de grand cachalot, Physeter catodon, que seront en vedette dans l’exposition Baleines Tohorā. © Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, 2008</p></div>
<p>Nous avions déjà préparé et monté notre propre rorqual bleu pour la Galerie de l’Eau Bleue RBC, et nous nous préparons maintenant à accueillir la magnifique exposition Baleines Tohorā, qui nous vient de Nouvelle-Zélande. Elle contient de nombreux spécimens de baleines que jamais nous n’aurions pu voir au Canada. Et certains d’entre eux sont, disons, plutôt grands.</p>
<p>Parmi les spécimens rares dotés d’une valeur culturelle inestimable figure un couple de grands cachalots montés ensemble dans une pose expressive. Le crâne du mâle est l’objet le plus volumineux et le plus lourd de l’exposition. On devra déployer des efforts herculéens pour que nos visiteurs puissent l’admirer. Pendant son transport, il sera placé dans un chariot construit spécialement pour l’occasion. Ensemble, le chariot et le crâne mesurent 5,2 m (17 pi) de longueur et pèsent 2200 kg (4850 lb).</p>
<div id="attachment_1172" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><img class="size-medium wp-image-1172" title="mosaic2" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/mosaic2.jpg?w=280&#038;h=212" alt="Motif en mosaïque sur le plancher du Musée." width="280" height="212" /><p class="wp-caption-text">Le plancher de mosaïque patrimonial du Musée sera recouvert durant l’opération ‘hissage’. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Le crâne arrivera au Musée dans un camion et c’est là que le plaisir commence! Le dimanche 5 février 2012, le Musée fermera ses portes à 17 h comme d’habitude. Mais cette fois, toute une flopée de techniciens spécialisés seront à pied d’oeuvre dès la fermeture pour préparer l’arrivée du précieux colis.</p>
<p>Un groupe se chargera d’installer, à l’entrée principale du château, une tente de 20 pieds sur 30 équipée d’un chauffage au propane. C’est par là que le crâne et trois autres objets surdimensionnés feront leur entrée. On ne peut les décharger comme les autres pièces à la plateforme de chargement puisqu’ils n’entrent pas dans le monte-charge.</p>
<p>Une autre équipe s’emploiera à assembler les échafaudages sur mesure et à hisser des madriers et des poulies fixes au-dessus de l’escalier historique de pierre du vestibule. La troisième équipe devra enlever les doubles portes automatisées et le cadre qui séparent le vestibule du foyer. Le Musée a en effet été conçu pour des visiteurs humains, pas pour des baleines!</p>
<div id="attachment_1163" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><img class="size-medium wp-image-1163" title="atrium-4th-floor_chuck-clark" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/atrium-4th-floor_chuck-clark.jpg?w=280&#038;h=421" alt="Vue en plongée de l’Atrium du Musée canadien de la nature." width="280" height="421" /><p class="wp-caption-text">L’Atrium du Musée. Les spécimens seront hissés à l’aide d’un treuil jusqu’au 4e étage. Le plancher de mosaïque, y compris l’orignal dans le foyer, sera recouvert pour l’occasion. Image : Chuck Clark © Chuck Clark</p></div>
<p>L’équipe numéro quatre tapissera le sol de l’Atrium de près de 90 panneaux de contreplaqué pour en protéger la magnifique mosaïque sur le passage du crâne. La cinquième équipe montera la plateforme de hissage spécialement conçue pour l’occasion, dont les pièces ont été fabriquées à l’extérieur.</p>
<p>La sixième équipe retirera les balustrades antiques au quatrième étage de la mezzanine. La septième s’occupera d’enlever les vitres de la porte automatisée et les panneaux latéraux de l’entrée de la galerie est du quatrième étage, où sera présentée l’exposition Baleines Tohorā.</p>
<p>Tous ces préparatifs devront être exécutés le dimanche soir, car le lendemain, lundi 6 février, que nous avons baptisé « Jour de hissage », le travail débutera à la première heure.</p>
<p>Le personnel technique arrivera à 6 h 30, le camion à 7 h. Un gros appareil élévateur télescopique attendra dehors pour décharger le crâne et le déposer dans la tente. Le chariot sur lequel il se trouve est isolé et comporte un cadre protecteur. Il ne s’agit pas uniquement d’un objet surdimensionné, c’est aussi un précieux spécimen de musée qui mérite d’être manipulé avec soin en observant les normes de conservation. La tente sert justement à protéger le crâne des caprices météorologiques auxquels on peut s’attendre au beau milieu de l’hiver canadien. Le crâne sera aussi recouvert d’une housse isolante afin d’assurer sa protection tout au long de l’opération.</p>
<p>De la tente, on transportera le crâne dans le vestibule, on lui fera franchir les marches et le halera jusqu’au sol protégé de l’Atrium.</p>
<div id="attachment_1166" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><img class="size-medium wp-image-1166" title="p1110046_poutre-atrium" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/p1110046_poutre-atrium.jpg?w=280&#038;h=270" alt="Une poutre installée au plafond de l’Atrium." width="280" height="270" /><p class="wp-caption-text">L’installation des nouvelles poutres de soutien au plafond de l’Atrium. Image : Martin Leclerc © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Pendant ce temps, on se préparera pour le grand hissage. Si vous êtes un visiteur fidèle et que vous avez le sens de l’observation, vous avez peut-être remarqué deux grosses poutres au plafond de l’Atrium, qui déparent quelque peu le décor victorien du puits de lumière. Ces poutres ont été fixées aux fermes du puits de lumière au début janvier spécialement pour cette opération.</p>
<p>Les responsables du levage attacheront aux poutres deux poulies fixes pesant près de 2 tonnes et ils les relieront au harnais situé 30 m (98 pi) plus bas. Une fois tout en place, il faudra inspecter l’appareillage et obtenir l’approbation de poursuivre l’opération. Ensuite, à l’action! Le crâne sera attaché dans le harnais, puis il faudra compter de 15 à 20 minutes pour le hisser au 4<sup>e</sup> étage. À ce rythme, on ne peut parler d’une baleine volante!</p>
<p>Une fois en haut, on halera le crâne dans la mezzanine puis dans la galerie. On devra répéter cette opération avec les trois autres spécimens trop gros pour le monte-charge.</p>
<p>Ouf! Mais pas question pour autant de retourner chez soi! Il faudra en effet tout remettre en place pour l’ouverture du Musée : remonter les portes, les balustrades, démanteler les échafaudages et la plateforme, démonter la tente, retirer les contreplaqués et entreposer tout ce matériel.</p>
<p>Après cela, l’Atrium aura retrouvé son aspect normal et nous pourrons commencer à installer l’exposition&#8230; Puis en septembre, le même ballet se répétera, cette fois pour tout démonter!</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1157/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1157&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Clarence Tillenius, artiste des dioramas</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/01/clarence-tillenius-artiste-des-dioramas/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 20:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luci Cipera</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Les outils du métier]]></category>
		<category><![CDATA[Clarence Tillenius]]></category>
		<category><![CDATA[dioramas]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1139</guid>
		<description><![CDATA[Le peintre animalier Clarence Tillenius, décédé récemment, laisse un héritage précieux au Musée et le souvenir d’un homme exceptionnel. <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/02/01/clarence-tillenius-artiste-des-dioramas/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1139&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un peintre d’exception et un passionné de la nature</h2>
<p>par Luci Cipera et Carolyn Leckie</p>
<p>Le vénérable artiste animalier et paysagiste Clarence Tillenius s’est éteint la semaine dernière à l’âge de 98 ans. Il a signé de nombreux dioramas de la Galerie des mammifères du Musée canadien de la nature. Ces oeuvres admirables, si précieuses pour le Musée, continuent d’émerveiller les nouvelles générations de visiteurs.</p>
<p>À sa mort, Clarence Tillenius a laissé un ultime message dans sa page Facebook :</p>
<div id="attachment_1141" class="wp-caption alignright" style="width: 245px"><img class="size-medium wp-image-1141" title="Clarence Tillenius devant un mouflon de Dall, Ovis dalli, naturalisé." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/tillenius_by_lipman.jpg?w=235&#038;h=300" alt="Clarence Tillenius devant un mouflon de Dall, Ovis dalli, naturalisé." width="235" height="300" /><p class="wp-caption-text">Clarence Tillenius devant le diorama des mouflons de Dall, Ovis dalli, au cours d’une visite au Musée en 2004. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature</p></div>
<blockquote><p>« Je crois qu’il existe dans l’univers une harmonie primordiale, un flux de vie commun à tous les temps; quand un artiste puise à cette source, son oeuvre devient intemporelle; elle reste compréhensible malgré le temps qui passe, puisque, comme les animaux, les hommes sont liés à cette harmonie et y réagissent.Quand cette force me réclamera pour passer dans un univers autre que celui-ci, je vous demande, si vous voulez vous souvenir de moi, de le faire en regardant mes peintures et mes dioramas. Tant qu’elle saura émouvoir les générations à venir, ma peinture, abreuvée à cette fontaine primordiale, demeurera intemporelle, alors même que j’aurai franchi la grande frontière. » [Traduction libre]</p></blockquote>
<p>Pour nous, ces mots traduisent parfaitement la force artistique et la passion pour la nature de cet homme d’exception. Nous avons rencontré Clarence Tillenius pendant les grandes rénovations du Musée (de 2003 à 2006). Nous travaillions alors à la restauration des dioramas des mammifères et à leur déplacement d’un côté à l’autre du Musée.</p>
<p>Au départ, nous désirions simplement l’assurer que nous prenions grand soin de ses dioramas. Mais au fil de nos discussions, ses connaissances sur la construction très complexe des dioramas se sont révélées des plus utiles tout comme ses explications sur le travail de terrain approfondi requis pour les réaliser.</p>
<div id="attachment_1144" class="wp-caption alignright" style="width: 245px"><img class="size-medium wp-image-1144" title="Clarence Tillenius dans un escabeau, peignant le décor d’un diorama au Musée. Photo d’archives : CMN J 8468 8." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/tillenius-j8468-8.jpg?w=235&#038;h=232" alt="Clarence Tillenius dans un escabeau, peignant le décor d’un diorama au Musée. Photo d’archives : CMN J 8468 8." width="235" height="232" /><p class="wp-caption-text">Clarence Tillenius alors qu’il peignait le décor du diorama des mouflons de Dall, Ovis dalli, au Musée en 1962. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Il a également fourni à d’autres équipes d’inestimables renseignements sur les sites représentés sur les dioramas, le but recherché ainsi qu’une foule d’histoires intéressantes.</p>
<p>C’était un homme affable et bienveillant qui, à 90 ans (au moment de notre rencontre)  continuait de peindre et de raconter ses incroyables anecdotes sur sa vie d’artiste animalier. On ressentait dans chacune de ses histoire son profond attachement pour la nature et son désir d’en offrir des fragments à tous afin qu’ils puissent la mieux comprendre et lui accorder suffisamment de valeur pour la préserver.</p>
<p>Voilà qui nous semble un point de vue hors du commun pour quelqu’un qui a grandi dans une collectivité de pionniers, est devenu adulte pendant la Dépression, a connu deux guerres mondiales et s’est mis à peindre des dioramas pendant les années 50 et 60 alors que, selon la philosophie de l’époque, l’homme moderne industriel devait dominer le monde naturel. Sa façon diamétralement opposée de voir les choses semble provenir du fait qu’il a grandi dans le nord du Manitoba, où il a observé la « disparition » des espèces sauvages de sa prairie natale.</p>
<p>En écoutant ses histoires, on restait ébahi devant les insoupçonnées prouesses physiques et artistiques qu’exigeait la réalisation des dioramas. Certains sont de grandes dimensions. Par exemple, le diorama du bison, <em>Bison bison</em>, de notre galerie des mammifères mesure 8,4 mètres (28 pi) de longueur et 4,8 m (16 pi) de hauteur.</p>
<p>L’artiste se rendait dans chaque site, souvent fort reculé, pour y étudier les animaux dans leur habitat, collecter des plantes, esquisser des dessins afin de concevoir son diorama dans les moindres détails.</p>
<div id="attachment_1148" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1148" title="Clarence Tillenius accroupit devant un bison, Bison bison, naturalisé, dans un diorama du Musée, probablement dans les années 1960." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/tillenius-et-bison_fournie-par-d-smythe.jpg?w=640&#038;h=422" alt="Clarence Tillenius accroupit devant un bison, Bison bison, naturalisé, dans un diorama du Musée, probablement dans les années 1960." width="640" height="422" /><p class="wp-caption-text">Clarence Tillinius : « Lors de ma première visite à la réserve de bisons, le garde m’a dit : « Si vous voulez voir des interactions entre une harde de bisons et une meute de loups, revenez en hiver. Nous vous conduirons dans une de nos grosses motoneiges, d’où vous pourrez observer la scène. » Il m’a fallu deux années avant d’y aller, mais un accueil de roi m’y attendait. Une fois, le garde m’a installé au milieu d’une pile de bois et de branchages, puis il a conduit une centaine de bisons juste devant. Accroupi dans ma cachette, je me suis alors demandé dans quelle galère je m’étais embarqué. Mais le garde connaissait bien ses bêtes. La preuve, c’est que je suis encore là pour vous raconter l’histoire. » Image : © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Son destin est d’autant plus extraordinaire que Clarence Tillenius a perdu son bras droit alors qu’il était dans la vingtaine. Alors qu’il travaillait à la construction d’un chemin de fer, il a été victime d’un accident qui a d’ailleurs failli lui coûter la vie. Clarence Tillenius était droitier. Il lui a donc fallu apprendre à travailler de la main gauche pour poursuivre sa vocation artistique.</p>
<p>Avec pour résultat cette expérience magique dans laquelle se plonge le visiteur et cette impression de surprendre les animaux dans leur quotidien. Et suivez les conseils de l’artiste : plus longtemps vous regarderez, plus la beauté et les infimes détails se révéleront à vous, exactement comme dans la nature!</p>
<div id="attachment_1149" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1149" title="Le diorama de l’orignal, Alces americanus, dans la galerie des mammifères du Musée." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/02/moose.jpg?w=640&#038;h=322" alt="Le diorama de l’orignal, Alces americanus, dans la galerie des mammifères du Musée." width="640" height="322" /><p class="wp-caption-text">Clarence Tillinius : « Quand je suis arrivé, à la mi-février, il y avait déjà trois pieds et demi de neige. Le garde du parc et moi avons dû marcher en raquettes pendant des jours avant de trouver un site convenable. Comme la chasse était interdite, la population d’orignaux avait largement dépassé les capacités du parc, pourtant très vaste. C’est que l’ennemi naturel de l’orignal, le loup, avait complètement disparu depuis longtemps. On pensait que même le couguar s’était éteint dans ces parages, mais deux gardes m’ont montré des traces manifestes de sa présence : au moins un couguar vivait dans le parc. Cette créature est si discrète que seul un oeil expérimenté et déterminé peut déceler sa présence. » Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature</p></div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1139/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1139&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Le diorama de l’orignal, Alces americanus, dans la galerie des mammifères du Musée.</media:title>
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		<title>Une méthode scientifique ultramoderne… du XVIIIe siècle!</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/26/une-methode-scientifique-ultramoderne-du-xviiie-siecle/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 17:10:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Sokoloff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collections]]></category>
		<category><![CDATA[Plantes]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[flore]]></category>
		<category><![CDATA[herbier]]></category>

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		<description><![CDATA[Paul Sokoloff explique comment une technique vieille de plusieurs siècles – la fabrication d’un herbier – joue un rôle essentiel quand on classifie des plantes.  <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/26/une-methode-scientifique-ultramoderne-du-xviiie-siecle/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1114&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici le troisième article d’une série de cinq ayant pour thème la recherche sur la flore arctique effectuée au Musée canadien de la nature. Le chercheur Paul Sokoloff nous présente le travail de terrain et de laboratoire qui mènera à la préparation de la première flore de l’Arctique de l’Amérique du Nord.</em></p>
<p>Quand nous collectons des plantes sur le terrain (comme cet <em>Oxytropis</em> dont je suis si fier), nous plaçons chaque spécimen dans un sac de plastique dûment étiqueté jusqu’à notre retour au campement. Une fois arrivés, nous utilisons un presse-spécimens pour presser et faire sécher les plantes. Cette technique qui était le nec plus ultra au XVIII<sup>e</sup> siècle n’a guère changé depuis. Les plantes pourront alors être transportées et préservées à long terme dans un herbier (une collection de plantes séchées). Vous pouvez lire ici une intéressante <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/02/18/la-%c2%ab-presse-%c2%bb-scientifique/">description des procédés de pressage et de séchage</a> des plantes.</p>
<div id="attachment_1119" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1119" title="pressing-pedicularis-capitata" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/pressing-pedicularis-capitata1.jpg?w=640&#038;h=563" alt="Des spécimens de pédiculaire capitée, Pedicularis capitata, disposés en rangée sur une feuille de papier journal." width="640" height="563" /><p class="wp-caption-text">Ces spécimens de pédiculaire capitée, Pedicularis capitata, sont prêts à être pressés, durant une expédition sur le terrain. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>En 2010, nous avons recueilli tout près d’un millier de spécimens au cours de notre expédition à l’île Victoria, dans les Territoires du Nord-Ouest. Nous en avions rapporté autant l’année précédente. Si l’on tient compte du fait que les botanistes du Musée collectent des spécimens depuis le XIX<sup>e</sup> siècle et que de généreux donateurs ont légué leurs collections au Musée, on peut imaginer l’ampleur des collections.</p>
<div id="attachment_1127" class="wp-caption alignright" style="width: 188px"><img class="size-medium wp-image-1127" title="p1050480" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/p1050480.jpg?w=178&#038;h=300" alt="Un classeur vertical, ouvert, laisse voir des étagères remplies de fichiers contenant des plantes séchées." width="178" height="300" /><p class="wp-caption-text">Voici les fruits d’une seule saison de collecte. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Selon les dernières estimations, l’<a href="http://nature.ca/fr/recherche-collections/collections/collections-botanique">Herbier national du Canada</a> conservé au Musée canadien de la nature contient plus de 700 000 échantillons de plantes vasculaires, et c’est sans compter les immenses collections de mousses et de lichens.</p>
<p>Mais pourquoi conserver toutes ces plantes mortes collées sur des feuilles de papier? Dans mon <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/09/22/oh-ce-n-est-pas-un-livre-sur-les-bouquets-de-fleurs/">premier blogue</a>, j’ai expliqué que tous ces échantillons d’herbier constituent les données de notre projet de flore. Mais cela va encore plus loin : en fait, l’Herbier national du Canada et tous les herbiers contenant des spécimens arctiques représentent le corpus de notre étude.</p>
<p>Nous ne pourrions rédiger cette flore sans ces collections. Les spécimens qu’elles contiennent procurent les données permettant de déterminer l’aire de distribution des espèces sur une carte. Par ailleurs, les données sur le type d’habitat et les espèces associées que fournissent souvent les spécimens d’herbier nous renseignent sur l’écologie des plantes.</p>
<div id="attachment_1121" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1121" title="p1050474" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/p1050474.jpg?w=640&#038;h=434" alt="Une femme étudie une plante au microscope." width="640" height="434" /><p class="wp-caption-text">Katya Boudko, étudiante à l’Université d’Ottawa, examine au microscope une espèce d’élyme, Elymus sp. Même si les appareils se sont modernisés, les botanistes utilisent depuis 300 ans les mêmes méthodes de classification des plantes. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Mais le rôle le plus important d’une collection est d’établir et de clarifier la taxonomie, c’est-à-dire l’attribution d’un nom aux groupes évolutifs d’organismes que nous appelons souvent espèces. En étudiant la morphologie d’une plante, par exemple la longueur et la forme de la feuille ou la structure microscopique d’une fleur, nous pouvons la classifier.</p>
<p>En observant un spécimen, le botaniste peut le classer dans une famille, dans un genre puis dans une espèce, chaque groupe (ou taxon) successif correspondant plus étroitement au spécimen du point du vue morphologique que le groupe précédent. En étudiant ces différences morphologiques de plus en plus subtiles, on peut établir une clé d’identification d’une espèce fondée sur les caractéristiques physiques communes.</p>
<div id="attachment_1125" class="wp-caption alignright" style="width: 231px"><img class="size-medium wp-image-1125" title="pedicularis-capitata-can595619" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/pedicularis-capitata-can595619.jpg?w=221&#038;h=300" alt="Une page d’herbier contenant sept spécimens de pédiculaire capitée, Pedicularis capitata, séchés et des notes." width="221" height="300" /><p class="wp-caption-text">Spécimens de pédiculaire capitée, Pedicularis capitata, montés sur une feuille prête à être rangée dans l’herbier. L’étiquette dans le coin contient diverses données, comme le lieu, la date et l’auteur de la collecte. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>L’herbier sert d’outil de référence grâce auquel le botaniste peut comparer les spécimens et les regrouper de cette façon systématique. C’est ainsi que nous classifions tous les groupes de plantes et que nous organiserons notre Flore arctique du Canada et de l’Alaska.</p>
<p>La conservation permanente de ces collections permet au botaniste de confirmer l’identification des spécimens, de corriger certaines erreurs de classification, de réévaluer les limites taxonomiques de certaines espèces en tenant compte de nouvelles données, ou de donner une nouvelle perspective à un groupe.</p>
<p>Cependant, il ne faut pas croire que les botanistes s’entendent toujours sur ce qui définit une espèce (mais ne vous inquiétez pas, ils restent courtois!). Plus une espèce suscite d’observations et de débats, mieux on peut cerner les liens évolutifs au sein de ce groupe.</p>
<p>C’est particulièrement vrai avec l’avènement du séquençage de l’ADN et de la systématique moléculaire. Ces nouvelles techniques ont, dans certains cas, bouleversé la classification de groupes entiers. Mais nous touchons là au sujet de mon prochain blogue.</p>
<div id="attachment_1123" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1123" title="p1050483" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/p1050483.jpg?w=640&#038;h=375" alt="Des rangées de classeurs dans une salle. Au centre, un chariot contenant des fichiers." width="640" height="375" /><p class="wp-caption-text">L’Herbier national du Canada. Plus d’un demi-million de spécimens de plantes vasculaires sont rangés de façon systématique afin que les chercheurs puissent les consulter sur place ou les emprunter du monde entier. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature</p></div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1114/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1114&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Iwi, taonga, motu, ça vous dit quelque chose?</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 14:41:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Lanthier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[maori]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment rendre accessible au public canadien le contenu, partiellement maori, de l’exposition Baleines Tohorā? Caroline Lanthier explique son travail d’adaptation de cette exposition qui ouvrira le 2 mars prochain.  <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/18/iwi-taonga-motu-ca-vous-dit-quelque-chose/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1097&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Tere tohorā tere tangata</em>. Là où vont les baleines vont aussi les humains.</p>
<p>C’est par ce dicton maori que débute <a href="http://nature.ca/baleines" target="_blank">Baleines Tohorā</a>, une spectaculaire exposition qui nous arrive de la Nouvelle-Zélande après un long crochet chez nos voisins américains.</p>
<div id="attachment_1100" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1100" title="wtohora_image-16" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/wtohora_image-16.jpg?w=640&#038;h=386" alt="Des visiteurs lisent des panneaux de l’exposition." width="640" height="386" /><p class="wp-caption-text">Quelques-uns des 153 panneaux de l’exposition. Image : © Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, 2008</p></div>
<p>Vous aurez la chance de découvrir cette exposition au Musée à compter du 2 mars, mais en attendant son arrivée, j’aimerais vous faire part brièvement du travail qui s’est fait en arrière-scène afin de pouvoir vous la présenter.</p>
<div id="attachment_1102" class="wp-caption alignright" style="width: 146px"><img class="size-medium wp-image-1102" title="wtohora_image-26" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/wtohora_image-26.jpg?w=136&#038;h=300" alt="Un peigne décoratif sculpté, en os de baleine." width="136" height="300" /><p class="wp-caption-text">Un magnifique peigne décoratif (heru) en os de baleine, un des nombreux trésors (taonga) présentés dans l’exposition.1800–1900, artiste inconnu. Collection du Museum of New Zealand Te Papa. Image : © Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, 2007</p></div>
<p>Première étape, la traduction. En Nouvelle-Zélande, comme vous le savez, on parle l’anglais et le maori. Ici, c’est plutôt l’anglais et le français. Nous avons donc traduit l’exposition dans sa totalité : les textes et les activités interactives (pour ordinateur), vidéos comprises. Vous aimeriez savoir combien de mots cela fait? Un peu plus de 35 000, et je suis certaine d’en avoir oublié quelques-uns.</p>
<p>Deuxième étape, l’adaptation. Comme je vous l’ai mentionné, l’exposition provient de la Nouvelle-Zélande. De nombreux mots d’origine maorie sont d’usage courant en Nouvelle-Zélande, ou du moins, sont connus de bien des Néo-Zélandais non maoris. <em>Iwi</em>, <em>taonga</em>, <em>motu</em>, ça vous dit quelque chose? Et l’île Stewart, et la baie Doubtless, vous savez où elles se trouvent? Nous avons donc ajouté quelques précisions afin que vous puissiez bien profiter de l’exposition. Quoi? Ah oui! J’allais oublier. <em>Iwi</em>, c’est le peuple, la tribu; <em>taonga</em>, c’est quelque chose de précieux, un trésor, et <em>motu</em>, bien, ça veut dire île.</p>
<p>Troisième étape, la production. Comme l’exposition a d’abord été produite en anglais et en maori, nous avons dû refaire tous les panneaux d’exposition. C’est-à-dire modifier la composition pour y insérer le texte français, parfois modifier la taille des panneaux, puis réimprimer le  tout. Et tout cela pour combien de panneaux exactement? Attendez, je vais demander à notre graphiste. Il y a combien de panneaux en tout, Annie? Cent cinquante-trois? OK, merci!</p>
<p>Pour les sept activités interactives, nous avons remplacé le maori par le français et bidouillé un peu dans la programmation, un jeu d’enfant, quoi. Et pour les vidéos, onze au total, nous avons effectué le doublage et le sous-titrage, ce qui fut parfois très amusant. Pourquoi? Essayez de prononcer <em>whakapapa</em>. Pas facile! Les acteurs ont connu quelques difficultés avec la langue maorie, mais ils s’en sont bien sortis, malgré tout.</p>
<div id="attachment_1104" class="wp-caption aligncenter" style="width: 650px"><img class="size-full wp-image-1104" title="baleines_panneaux-avant_apres" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/baleines_panneaux-avant_apres.jpg?w=640&#038;h=386" alt="Deux panneaux de l’exposition, un en anglais et l’autre, légèrement modifié, en anglais et en français. " width="640" height="386" /><p class="wp-caption-text">En haut, un des panneaux de l&#039;exposition dans sa version anglaise originale. Au-dessous, le même panneau modifié pour inclure le texte français. Image : Annie Thérien © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Et tout ça, croyez-le ou non, avant même que l’exposition n’arrive et soit installée au Musée, mais ça, c’est une autre paire de manches. Je laisse donc mes collègues vous parler des étapes suivantes. Surveillez notre blogue dans les prochaines semaines!</p>
<p><em>Kia ora</em> à vous qui lisez ces lignes. C’est ainsi que l’on dit bonjour et merci en maori. La traduction véritable est : portez-vous bien!</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1097/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1097&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Remue-ménage au château</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/09/remue-menage-au-chateau/</link>
		<comments>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/09/remue-menage-au-chateau/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 14:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jennifer Lee Mason</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collections]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Nos visiteurs]]></category>
		<category><![CDATA[fermé annuel]]></category>
		<category><![CDATA[grand ménage]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu'ont en commun une trace de limace et une pizza? Jennifer-Lee Mason vous le révèlera dans son « Remue-ménage au château ». <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/09/remue-menage-au-chateau/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1077&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du 9 au 13 janvier 2012, le Musée fait l&#8217;objet d&#8217;un grand ménage annuel. Ces cinq jours de fermeture permettent d&#8217;entreprendre divers projets d&#8217;entretien pour rafraîchir et revitaliser les expositions, les installations et les espaces publics. Tous les membres du personnel sont appelés à mettre la main à la pâte. J&#8217;ai participé à ce grand ménage à plusieurs reprises, mais c&#8217;est la première fois que je l&#8217;organise. Et je dois dire que, jusqu&#8217;à présent, je maîtrise la situation!</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1084" title="20110110blitz-lc04" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/20110110blitz-lc04.jpg?w=640&#038;h=441" alt="Une conservatrice du Musée nettoie un renard arctique naturalisé (Vulpes lagopus) à l'aide d'une brosse." width="640" height="441" /></p>
<p>Nettoyer un château centenaire de quatre étages et de 18 757 mètres carrés est un peu comme nettoyer une maison&#8230; sauf que c&#8217;est presque cent fois plus grand. On peut comparer les expositions aux chambres à coucher — on en compte dix. À cela s&#8217;ajoutent vingt salles de bain et cinq salles à manger. Les quatre salles de conférence peuvent être assimilées à des salons. On dénombre ensuite trois cuisines, deux halls, deux salles de spectacle et un imposant sous-sol inférieur, qui comprend un labyrinthe de couloirs et de locaux d&#8217;entreposage. Oh! Il y a aussi une quarantaine de « placards », c&#8217;est-à-dire les bureaux — le mien en est un en tous cas&#8230; —, mais on s&#8217;en occupera une autre fois.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1083" title="20110110blitz-mk08" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/20110110blitz-mk08.jpg?w=640&#038;h=442" alt="Une conservatrice du Musée s'occupe du squelette du rorqual bleu (Balaenoptera musculus)." width="640" height="442" /></p>
<p>Chaque projet doit comporter une liste exhaustive des tâches. Voici la mienne :</p>
<p>1. <strong>Avant tout chose :</strong> D&#8217;abord et avant tout, il convient de savoir ce qu&#8217;il y a à faire. Pour cela, il faut connaître l&#8217;édifice, se faire une idée du travail à accomplir et déterminer qui peut s&#8217;en acquitter. Au même titre que je ne laisse plus mon mari faire la lessive, je ne confierai pas à n&#8217;importe qui le nettoyage d&#8217;un dinosaure fossile de 85 millions d&#8217;années. Donc j&#8217;établis un programme des tâches, indiquant qui, quoi et où. Je fais ensuite la liste de l&#8217;équipement nécessaire, seaux, chiffons, vadrouilles&#8230; monte-charge et aspirateur HEPA&#8230; oui, vous avez bien lu!</p>
<p>Aide-mémoire : Essayer de trouver un dictionnaire sur l&#8217;entretien des bâtiments.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1082" title="20110110blitz-ss05" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/20110110blitz-ss05.jpg?w=640&#038;h=381" alt="Un membre du personnel passe l'aspirateur sur le sol d'un diorama." width="640" height="381" /></p>
<p>2. <strong>De haut en bas :</strong> Quand je fais le ménage chez moi, je commence par l&#8217;époussetage et termine avec le balayage. La poussière tombe vers le bas, n&#8217;est-ce pas? Alors il ne faut surtout pas commencer par le sol, sous peine de devoir tout rebalayer après l&#8217;époussetage. Après avoir déterminé le qui, quoi, où, je peux me pencher sur le quand. On débutera la semaine par l&#8217;époussetage des parties hautes, puis on s&#8217;attaquera aux expositions elles-mêmes dans les jours qui suivront.</p>
<p>3. <strong>À l&#8217;aide! :</strong> Une seule personne ne peut tout savoir et il y a tant de gens compétents prêts à aider au Musée. C&#8217;est rassurant, car je n&#8217;ai aucune espèce d&#8217;idée de la façon de nettoyer un boeuf-musqué, une météorite ou un canard Colvert. Je ne connais pas non plus les produits convenant aux crottes de dinosaures, aux excréments de poissons ou aux traces gluantes des limaces. Comme tous les membres du personnel viennent donner un coup de main, cela permet à chacun d&#8217;en apprendre sur les spécialités et les intérêts des autres.</p>
<p>4. <strong>De quoi sustenter les troupes :</strong> Tout effort mérite salaire! Quand vous demandez l&#8217;aide de vos amis pour déménager ou peindre votre maison, ce salaire prend souvent la forme d&#8217;une délicieuse pizza. Pour maintenir l&#8217;entrain des troupes, j&#8217;ai prévu de leur offrir du café, des jus et des muffins pendant la matinée et de la pizza à midi. Quoi de mieux pour dire merci!</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1081" title="20110113_mc-ck02" src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/20110113_mc-ck02.jpg?w=640&#038;h=395" alt="Un membre du personnel aspire l'arrière du panneau transparent protégeant un fossile monté sur panneau." width="640" height="395" /></p>
<p>Mais&#8230; une petite voix intérieure ne cesse de me répéter : « Tu as oublié quelque chose, quelque chose de très important&#8230; mais je ne te dis pas ce que c&#8217;est! » Si tel est le cas, j&#8217;espère que les muffins aux brisures de chocolat sauront distraire tout le monde et que mon oubli passera inaperçu.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1077/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1077&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Papiers svp? De rares spécimens traversent les frontières pour Baleines Tohorā</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 14:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jonathan Ferrabee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Baleines Tohorā]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[CITES]]></category>
		<category><![CDATA[espèces en danger]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’y a pas que les humains qui doivent présenter des documents aux frontières. Jonathan Ferrabee, designer principal pour l’exposition Baleines Tohorā, en sait quelque chose… <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2012/01/04/papiers-svp-de-rares-specimens-traversent-les-frontieres-pour-baleines-tohora/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1066&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous est-il déjà arrivé de vous faire questionner aux frontières? Eh bien sachez qu’il en va de même pour les animaux! Les douaniers s’intéressent beaucoup aux animaux, qu’ils soient vivants ou de simples spécimens de musée.</p>
<div id="attachment_1071" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/image-17.jpg"><img class="size-full wp-image-1071" title="Vue de deux squelettes articulés de grand cachalot, Physeter catodon, dans l’exposition Baleines Tohorā." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/image-17.jpg?w=640" alt="Vue de deux squelettes articulés de grand cachalot, Physeter catodon, dans l’exposition Baleines Tohorā."   /></a><p class="wp-caption-text">Munis de leur permis de la CITES, deux squelettes de grand cachalot, Physeter catodon, feront le voyage de la Nouvelle-Zélande vers le Canada dans le cadre de l’exposition Baleines Tohorā. © Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, 2008</p></div>
<p>Et ils ont de très bonnes raisons de le faire. L’une d’elle est la menace que pose le commerce international à certaines espèces sauvages de flore ou de faune : on les retire de leur milieu naturel pour les vendre dans d’autres pays.</p>
<p>Aucun pays ne peut, seul, assurer la protection des espèces sauvages contre le commerce international. Les nations doivent coopérer pour y parvenir et c’est là qu’intervient la CITES.</p>
<p>Ce mot évoque les « cités », le lieu où vit la majorité d’entre nous. Mais CITES est le sigle anglais de la <strong>Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d&#8217;extinction</strong><strong>.</strong> La Convention établit des mesures de contrôle sur le transport des espèces végétales et animales qui sont menacées d’extinction ou qui pourraient le devenir en raison d’une exploitation commerciale excessive.</p>
<p>Cette convention des Nations Unies est entrée en vigueur en 1975 à la suite d’une sensibilisation aux dangers que représentait le commerce international pour un nombre croissant d’espèces sauvages sur la planète. La CITES est issue d’un consensus international sur la protection des animaux et des plantes.</p>
<p>Elle veille à ce que le commerce international d’animaux ou de végétaux ne vienne pas menacer la survie des espèces concernées dans la nature. Elle accorde divers degrés de protection à plus de 33 000 <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Esp%C3%A8ce">espèces sauvages</a>.</p>
<p>À l’heure actuelle, plus de 170 États membres sont signataires de la CITES. Le Canada, où la convention est entrée en vigueur le 3 juillet 1975, a été l’un des premiers à la ratifier. Depuis 1975, il semble qu’une seule espèce protégée par la CITES, l’ara de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Spix%27s_Macaw">Spix</a>, se soit éteinte dans la nature à cause du commerce.</p>
<div id="attachment_1069" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/extmamm27.jpg"><img class="size-full wp-image-1069" title="Un loup de Tasmanie naturalisé, Thylacinus cynocephalus, dans sa caisse de transport." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/extmamm27.jpg?w=640" alt="Un loup de Tasmanie naturalisé, Thylacinus cynocephalus, dans sa caisse de transport."   /></a><p class="wp-caption-text">Ce loup de Tasmanie, Thylacinus cynocephalus, a été présenté au Musée en 2011 dans l’exposition Mammifères extrêmes. Il a fait l’objet de permis dans le cadre de la CITES. © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>En raison de ses recherches scientifiques et de ses programmes éducatifs, le Musée canadien de la nature doit souvent faire passer des spécimens par les frontières. Souvent ceux-ci figurent dans la liste des espèces menacées de la CITES et le Musée doit alors faire une demande de permis au moins deux mois à l’avance.</p>
<p>Les formalités doivent être effectuées séparément pour chacun des pays où transite le spécimen. Chaque pays possède ses propres formulaires, règlements et autorités responsables. Une de mes tâches consiste à veiller à la soumission des demandes requises et à l’exactitude des renseignements fournis.</p>
<p>Et cela prend un certain temps de réunir toute cette information! Bien sûr, il faut une identification scientifique pour chaque spécimen. Mais les responsables de la CITES doivent aussi connaître son origine. Où et quand a-t-il été capturé? Pourquoi et quand franchira-t-il les frontières? Quelle est sa valeur?</p>
<div id="attachment_1070" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/extmamm28.jpg"><img class=" wp-image-1070 " title="Un spécimen mâle de nasique, Nasalis larvatus, dans sa caisse de transport." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2012/01/extmamm28.jpg?w=300&#038;h=287" alt="Un spécimen mâle de nasique, Nasalis larvatus, dans sa caisse de transport." width="300" height="287" /></a><p class="wp-caption-text">Ce spécimen mâle de nasique, Nasalis larvatus, est un autre animal présenté dans l’exposition Mammifères extrêmes et pour lequel le Musée a dû obtenir des permis de la CITES. Russ Brooks © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Si les spécimens font partie d’une exposition itinérante qui sera présentée temporairement à l’étranger, les formalités doivent être effectuées deux fois, à l’aller et au retour.</p>
<p>Prenons l’exemple de l’énorme exposition néo-zélandaise <a href="http://nature.ca/baleines" target="_blank">Baleines Tohorā</a> qui sera présentée au Musée canadien de la nature à partir de mars 2012. Elle contient de nombreux spécimens rares ainsi que des artéfacts fabriqués en os ou en dent de baleine que le public canadien ne pourrait admirer autrement. Parmi les espèces présentées, 75 apparaissent dans la liste de la CITES. Les formalités sont en cours pour s’assurer que ces précieux objets pourront entrer au Canada.</p>
<p>Comme tout voyageur s’apprêtant à passer les frontières, les animaux doivent avoir leurs papiers en règle quand ils sont transportés d’un pays à l’autre. Le permis de la CITES est un genre de passeport pour les espèces menacées, mais il n’est délivré qu’à celles qui ont de bonnes raisons de voyager… comme à des fins scientifiques ou éducatives!</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1066/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1066&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Vue de deux squelettes articulés de grand cachalot, Physeter catodon, dans l’exposition Baleines Tohorā.</media:title>
		</media:content>

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			<media:title type="html">Un loup de Tasmanie naturalisé, Thylacinus cynocephalus, dans sa caisse de transport.</media:title>
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			<media:title type="html">Un spécimen mâle de nasique, Nasalis larvatus, dans sa caisse de transport.</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Énergie renouvelable : le débat</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/12/20/energie-renouvelable-le-debat/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 15:08:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah McPherson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Le Musée vert]]></category>
		<category><![CDATA[café scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[ressources renouvelables]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1046</guid>
		<description><![CDATA[Nous reposons-nous trop sur la technologie pour résoudre nos problèmes d’énergie?, s’interrogent les experts et les participants à notre café scientifique. <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/12/20/energie-renouvelable-le-debat/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1046&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Nous sommes devenus dépendants de l’énergie bon marché », s’exclame David Chernushenko. Plusieurs hochent la tête en signe de coupable acquiescement. Il existe de nouvelles ressources énergétiques plus propres, mais la majeure partie de la population ne semble pas prête à débourser davantage pour se les procurer. De plus, beaucoup s’inquiètent de la machinerie et des répercussions que pourrait avoir la production de cette énergie sur l’environnement.</p>
<p>Voilà une des questions débattues au deuxième Café scientifique qui s’est tenu au Musée le 25 novembre 2011 sous le thème : « Peut-on produire toute l’énergie dont nous avons besoin à partir de ressources renouvelables? »</p>
<div id="attachment_1051" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/dscn0616.jpg"><img class="size-full wp-image-1051" title="David Chernushenko et Matthew Bramley assis à une table." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/dscn0616.jpg?w=640" alt="David Chernushenko et Matthew Bramley assis à une table."   /></a><p class="wp-caption-text">David Chernushenko (à gauche) et Matthew Bramley tentant de répondre à la question : « Peut-on produire toute l’énergie dont nous avons besoin à partir de ressources renouvelables? » Image : Sarah McPherson © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Les deux conférenciers invités étaient David Chernushenko, cinéaste, vulgarisateur et conseiller de la ville d’Ottawa ainsi que Matthew Bramley, membre éminent de l’institut Pembina, conseiller et chercheur en matière d’énergie.</p>
<p>Le documentaire produit et réalisé David Chernushenko sous le titre de L’énergie au pouvoir était très à propos, puisqu’il explore les mesures à prendre pour changer les attitudes dans une société trop habituée à « presser sur l’interrupteur, à tourner la clef et à payer ensuite ».</p>
<p>Notre hésitation à agir en faveur de formes d’énergie plus propres revient finalement aux questions de surconsommation et à notre espoir de voir le problème se régler de lui-même. Pendant la discussion, M. Chernushenko a souligné que « les humains portent un amour démesuré à la technologie » et qu’ils « sont toujours à la recherche d’une invention pour résoudre tous leurs problèmes d’énergie ». Il a ensuite demandé aux participants combien d’entre eux pensaient, par exemple, à un geste aussi simple que de baisser le thermostat avant de quitter leur maison. Peu de mains se sont levées.</p>
<p>Il va sans dire que, pour accroître l’efficacité et promouvoir la conservation, de nouvelles technologies doivent être envisagées et intégrées au besoin à notre mode de vie. Mais il ne s’agit là que d’une partie de la solution. Et, comme l’a fait ressortir David Chernushenko, il faut aussi se pencher sur ce que chacun de nous peut faire pour diminuer ou tout au moins ne pas accroître cette insatiable demande d’énergie.</p>
<div id="attachment_1061" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/windmill-photo-from-powerful-fb1.jpg"><img class="size-full wp-image-1061" title="Une prise de vue du film L’énergie au pouvoir montrant un champ d’éoliennes." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/windmill-photo-from-powerful-fb1.jpg?w=640" alt="Une prise de vue du film L’énergie au pouvoir montrant un champ d’éoliennes."   /></a><p class="wp-caption-text">Des éoliennes du film L’énergie au pouvoir. Image : David Chernushenko © David Chernushenko</p></div>
<p>Ont également été abordées les inquiétudes que soulevaient l’installation et l’équipement souvent encombrant et bruyant de ces nouvelles technologies.</p>
<p>Dans son film, David Chernushenko a interrogé plusieurs résidents de l’île Wolfe, près de Kingston en Ontario, sur l’installation de dizaines d’éoliennes près de leur demeure et sur l’appréhension et l’irritation ressenties.</p>
<p>Pendant la discussion du Café scientifique, une participante a justement souligné que ces grosses machines, souvent concentrées sur une aire réduite, étaient mal accueillies par la population. Vivant dans une zone rurale au sud d’Ottawa où il est question d’installer des éoliennes, elle a déclaré  avoir « choisi de vivre [à la campagne] pour améliorer [sa] qualité de vie », comme la plupart des ruraux.</p>
<p>Or, ce sont précisément ces zones qui sont exploitées, puisqu’elles offrent l’espace nécessaire pour les équipements massifs dans ce genre de production. De plus, on avertit souvent les résidents après que la décision politique a été prise. La participante insiste « sur l’inquiétude de la population et sur son sentiment de n’avoir rien à dire et de devoir se résigner ».</p>
<p>Entièrement d’accord avec elle, David Chernushenko a précisé que les représentants du gouvernement ne rendaient pas service aux gens en les exhortant à ne pas s’inquiéter. Il déplore également – et il le soulève dans son film – que le Canada a choisi d’imposer les éoliennes aux résidents plutôt que d’imiter les pays d’Europe du Nord, où les citoyens possèdent et gèrent les éoliennes en coopératives. Les Canadiens seraient peut-être plus réceptifs s’ils obtenaient non seulement un avantage financier, mais aussi un droit de regard concernant la gestion de l’énergie.</p>
<p>Pour Matthew Bramley, même si ces coopératives ne sont pas pour demain au Canada, les grandes sociétés devraient distribuer l’énergie et permettre une plus grande diversité dans les modes et les lieux de production. Les gens seraient moins réticents si on n’installait que quelques éoliennes près de chez eux plutôt qu’un grand nombre, comme c’est le cas à l’île Wolfe, où on en compte actuellement 86.</p>
<p>Le consensus qui s’est dégagé est le suivant : Même si on pouvait produire toute notre énergie à partir de ressources renouvelables, comme le vent, le soleil, la géothermie, les marées, ou une combinaison de ces sources, nos mauvaises habitudes de surconsommation et de gaspillage continueraient de provoquer des pénuries.</p>
<div id="attachment_1055" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/img-20111125-00003.jpg"><img class="size-full wp-image-1055" title="Un groupe de personnes discutant autour d’une table." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/img-20111125-00003.jpg?w=640" alt="Un groupe de personnes discutant autour d’une table."   /></a><p class="wp-caption-text">Un groupe de participants du Café scientifique discutent des ressources en énergie renouvelable. Image : Sarah McPherson © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Les nouvelles technologies ne manqueront pas d’accroître l’efficacité, mais il ne faut pas s’en remettre entièrement à elles pour répondre à notre demande sans cesse croissante. Une société qui peut produire la totalité de son énergie à partir de ressources renouvelables peut nous apparaître comme un idéal à atteindre, mais cela restera un rêve tant qu’on ne changera pas nos habitudes bien ancrées.</p>
<h2>Renseignements complémentaires</h2>
<p>Pour en savoir davantage sur le documentaire de David Chernushenko ou pour en commander un exemplaire, consultez :<br />
<a title="Vous quittez ce site." href="http://www.powerfulthemovie.com/" target="_blank">http://www.powerfulthemovie.com/</a> (en anglais seulement)</p>
<p>Bien qu’elles ne concernent pas particulièrement le Canada, ces deux publications (en anglais seulement) fournissent de précieux renseignements sur les changements climatiques ainsi que quelques leçons intéressantes pour notre pays :</p>
<ul>
<li><em>Sustainable Energy Without the Hot Air</em>, de David Mackay<br />
On y aborde les questions de la demande croissante d’énergie, de l’efficacité et de la conservation ainsi que des nouvelles sources d’énergie.<br />
<a title="Vous quittez ce site." href="http://www.withouthotair.com" target="_blank">www.withouthotair.com</a></li>
<li><em>Renewable Energy Sources and Climate Change Mitigation: Special Report on the Intergovernmental Panel on Climate Change</em><br />
Cette publication porte sur la capacité des énergies renouvelables à contribuer à   assurer l’avenir énergétique de la planète et à diminuer les changements climatiques.<br />
<a title="Vous quittez ce site." href="http://srren.ipcc-wg3.de/report" target="_blank">http://srren.ipcc-wg3.de/report</a></li>
</ul>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/museecanadiendelanature.wordpress.com/1046/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1046&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">David Chernushenko et Matthew Bramley assis à une table.</media:title>
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		</media:content>

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			<media:title type="html">Un groupe de personnes discutant autour d’une table.</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Élargir mes horizons : Objectif Arctique, partie 2</title>
		<link>http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/12/14/elargir-mes-horizons-objectif-arctique-partie-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 20:32:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Bull</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arctique]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://museecanadiendelanature.wordpress.com/?p=1038</guid>
		<description><![CDATA[Exposer des photos au mur, ça ne peut pas être si difficile, n’est-ce pas? C’est ce que croyait Roger Bull avant de développer sa première exposition, Objectif Arctique. <a href="http://museecanadiendelanature.wordpress.com/2011/12/14/elargir-mes-horizons-objectif-arctique-partie-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=museecanadiendelanature.wordpress.com&amp;blog=16949600&amp;post=1038&amp;subd=museecanadiendelanature&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ignorais totalement ce qu’impliquait la transformation d’une idée en exposition. Tout cela était pour moi un mystère lorsqu’on m’a donné la responsabilité de la réalisation de <a href="http://nature.ca/fr/planifiez-votre-visite/voir-faire-musee/expositions/objectif-arctique" target="_blank">l’exposition Objectif Arctique</a> qui a ouvert le 29 novembre au Musée.</p>
<div id="attachment_1044" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger-photo-table-ml.jpg"><img class="size-full wp-image-1044" title="Roger Bull devant une table couverte de photographies, d’images, de papiers et d’un ordinateur portable." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger-photo-table-ml.jpg?w=640" alt="Roger Bull devant une table couverte de photographies, d’images, de papiers et d’un ordinateur portable."   /></a><p class="wp-caption-text">Il faut faire plusieurs choix difficiles lorsqu’on prépare une exposition. Ici Roger examine une première sélection de 300 photos pour décider lesquelles illustrent le mieux les recherches du Musée en Arctique. Image : Mariana Lafrance © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Comme je l’ai expliqué dans mon premier blogue, je suis coordonnateur du laboratoire d’ADN du Musée canadien de la nature. La conception d’une exposition était donc un défi aussi nouveau qu’intéressant.</p>
<p>L’idée de cette l’exposition était la suivante : nos scientifiques effectuent une diversité de recherches fascinantes dans l’Arctique canadien. Le mode de présentation de cette idée : une exposition de photos de nos chercheurs travaillant dans le Nord et des spécimens de plantes, d’animaux, de minéraux et de fossiles qu’ils collectent et étudient.</p>
<p>Cela ne me semblait pas bien compliqué! Après tout, ça ne peut pas être si difficile d’exposer des photos sur un mur. L’équipe du projet, qui se composait de Mariana, coresponsable de l’exposition et rédactrice, Marc, le chef designer et Annie, la graphiste, m’ont détrompé dès la première réunion. En fait, il faut franchir de nombreux pas pour passer de l’idée d’une exposition à sa réalisation.</p>
<div id="attachment_1042" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger_photo-wall-2_ml.jpg"><img class="size-full wp-image-1042" title="Roger Bull regarde des photographies, debout près d’un mur d’exposition." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger_photo-wall-2_ml.jpg?w=640" alt="Roger Bull regarde des photographies, debout près d’un mur d’exposition."   /></a><p class="wp-caption-text">Pour décider la disposition des photos dans l’exposition Objectif Arctique, les membres de l’équipe reproduisent d’abord à petite échelle les espaces de l’exposition. Roger décide ici comment les images des chercheurs en botanique apparaîtront dans l’exposition. Image : Mariana Lafrance © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Voici ce qui nous attendait : recueillir les photographies auprès des chercheurs; choisir celles qui illustrent le mieux le travail de recherche dans l’Arctique; élaborer le format de présentation; travailler avec un artiste en post-production pour nettoyer et optimiser la qualité des photos; choisir le mode d’impression et de montage; rédiger le texte descriptif, le réviser et le traduire; concevoir la mise en page du texte et corriger les épreuves; concevoir les bannières marquant l’entrée de l’exposition; coordonner la production des épreuves photographiques, des panneaux de texte et des illustrations; mettre au point la trame sonore de l’exposition; aménager l’espace, ce qui comprend la réparation et la peinture des murs; coordonner et superviser l’installation finale; enfin, se reposer et se préparer pour la soirée d’avant-première!</p>
<p>J’avais la tête qui tournait après cette première réunion, mais je comprenais un peu mieux le travail difficile du groupe des expositions.</p>
<div id="attachment_1040" class="wp-caption alignright" style="width: 211px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/images-on-floor-2-rb.jpg"><img class="size-medium wp-image-1040" title="Les photographies de l’exposition sont disposées par terre devant les murs où elles seront accrochées." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/images-on-floor-2-rb.jpg?w=201&#038;h=300" alt="Les photographies de l’exposition sont disposées par terre devant les murs où elles seront accrochées." width="201" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Enfin, on commence l’installation de l’exposition! Les photos sont d’abord disposées au sol, reproduisant l’agencement prévu pour l’exposition. Image : Roger Bull © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Imaginez que vous devez choisir parmi un corpus de 20 000 photos les 56 qui résument le mieux l’ensemble. C’est la tâche qui nous attendait, Mariana et moi. Nous avons passé plusieurs longues journées à compulser les 13 000 photos numériques et les 7000 anciennes diapositives.</p>
<p>Ces images m’ont replongé dans l’immensité des toundras et des eaux arctiques et ont redoublé mon enthousiasme pour le projet. Nous avons d’abord fait un premier tri de 300 photos qui nous apparaissaient les plus intéressantes et les plus dynamiques.</p>
<p>Après avoir imprimé les 300 contacts, nous avons travaillé avec ces instantanés et une maquette à l’échelle de la salle d’exposition. Après des décisions difficiles et quelques soirées de travail, nous sommes arrivés à sélectionner 56 illustrations et à les disposer agréablement dans la version miniature de l’exposition Objectif Arctique.</p>
<p>Mariana a ensuite rencontré les chercheurs apparaissant sur les photos si soigneusement choisies pour obtenir des renseignements sur les plantes, les animaux et les minéraux qui les avaient attirés dans le Nord. Les scientifiques lui ont aussi fait part de leurs expériences de vie et de travail dans l’Arctique, y compris les moustiques, la clarté de 24 heures en été et les aliments déshydratés.</p>
<p>Avec les étapes de la production finale, notre maquette est devenue une exposition grandeur nature dont les images et les textes de Mariana racontent la fascinante aventure de nos chercheurs dans l’Arctique.</p>
<div id="attachment_1041" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/installers-2-rb.jpg"><img class="size-full wp-image-1041" title="Deux hommes vérifient le niveau et l’espacement des photographies qu’ils ont installées au mur." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/installers-2-rb.jpg?w=640" alt="Deux hommes vérifient le niveau et l’espacement des photographies qu’ils ont installées au mur."   /></a><p class="wp-caption-text">Afficher des photographies dans une exposition n’est pas chose facile. Il faut de la patience pour s’assurer que l’alignement et l’espacement soient parfaits. Les installateurs professionnels vérifient ici leur travail avant d’afficher d&#039;autres photos au mur. Image : Roger Bull © Musée canadien de la nature</p></div>
<p>Il y avait de l’excitation dans l’air lors de la soirée d’avant-première. Les chercheurs étaient heureux de pouvoir ainsi partager avec le public leur passion pour les environnements et les écosystèmes du Grand Nord.</p>
<p>La prochaine fois que vous visitez le Musée, ne manquez pas les glaciales aventures sous-marines de la biologiste Kathy Conlan, les explorations de nos botanistes qui répertorient la diversité végétale de la toundra arctique ou la découverte de Natalia Rybczynski et son équipe : un fossile représentant le chaînon manquant entre les phoques et leurs ancêtres terrestres.</p>
<p>Venez découvrir la fascinante Arctique!</p>
<div id="attachment_1043" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger-et-tente_dsc_0033_ml.jpg"><img class="size-full wp-image-1043" title="Dans la salle de l’exposition Objectif Arctique, Roger Bull est assis sur une chaise de camp devant une tente, des rochers et des presses pour un herbier." src="http://museecanadiendelanature.files.wordpress.com/2011/12/roger-et-tente_dsc_0033_ml.jpg?w=640" alt="Dans la salle de l’exposition Objectif Arctique, Roger Bull est assis sur une chaise de camp devant une tente, des rochers et des presses pour un herbier."   /></a><p class="wp-caption-text">Roger profite d’un moment de détente dans le camp de recherche qui a été reconstitué dans l’exposition Objectif Arctique. Grâce à ce camp, les visiteurs peuvent se faire une idée de la vie quotidienne des scientifiques durant leurs recherches sur le terrain. Cette tente servira de refuge à un chercheur du Musée dans l’Arctique, l’été prochain. Image : Mariana Lafrance © Musée canadien de la nature</p></div>
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			<media:title type="html">Roger Bull devant une table couverte de photographies, d’images, de papiers et d’un ordinateur portable.</media:title>
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			<media:title type="html">Roger Bull regarde des photographies, debout près d’un mur d’exposition.</media:title>
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			<media:title type="html">Les photographies de l’exposition sont disposées par terre devant les murs où elles seront accrochées.</media:title>
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			<media:title type="html">Deux hommes vérifient le niveau et l’espacement des photographies qu’ils ont installées au mur.</media:title>
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			<media:title type="html">Dans la salle de l’exposition Objectif Arctique, Roger Bull est assis sur une chaise de camp devant une tente, des rochers et des presses pour un herbier.</media:title>
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