L’embarras du choix

Concevoir une galerie sur un thème aussi important et vaste que l’eau pose certains problèmes. Celui de choisir les sujets à traiter et à laisser de côté n’est pas des moindres. L’élaboratrice de contenu de nos expositions, Nicole Dupuis, explique les choix difficiles auxquels elle est confrontée :

plan - C.Iburg

C.Iburg

Quand vient le moment de décider des spécimens à exposer dans une galerie, on pourrait croire qu’une abondante collection à partir de laquelle choisir constitue un avantage. Mais s’il vous est arrivé de devoir choisir un savon à lessive dans un étalage en contenant une multitude, vous comprendrez qu’un choix trop grand devient un casse-tête.

La nouvelle Galerie de l’eau présente un long ruban de vitrines entourant le squelette géant d’un rorqual bleu. Cette section illustre la diversité des formes de vie qu’abrite l’océan : planctons microscopiques, algues sinueuses, méduses vaporeuses, étoiles de mer somptueuses, poissons monstrueux des profondeurs, crustacés épineux, mammifères aux formes carénées et ainsi de suite. Imaginez un instantané de la biodiversité marine.

On a recensé jusqu’à présent de 200 000 à 300 000 espèces marines dans le monde. La collection du musée comprend des centaines de milliers de spécimens : des squelettes, des spécimens entiers séchés, d’autres conservés dans des bocaux ainsi que des modèles. Il n’a pas été aisé d’en arriver à une sélection qui puisse entrer dans six vitrines, même si celles-ci sont spacieuses.

D’accord, ce n’est pas facile. Mais comment faites-vous pour choisir si peu de spécimens parmi quelque 300 000? Je ne saurais pas par où commencer ! Heureusement, Nicole a un système.

table invert - C.Iburg

C.Iburg

Pour nous guider dans notre choix, nous avons établi quelques critères :
– Se concentrer sur les espèces canadiennes, qui sont celles que nous connaissons le mieux.
– Présenter un échantillon de tous les grands groupes d’espèces, plutôt que de tenter d’être exhaustifs. Le but est de montrer la diversité non de fournir une liste taxonomique exacte.
– Être opportuniste : choisir les spécimens qui présentent une histoire intéressante, qui sont faciles à exposer, qui sont beaux à regarder et qui peuvent supporter des conditions d’exposition difficiles (lumière vive, etc.).

Le choix définitif n’est pas facile. À titre d’élaboratrice de contenu, je me fie beaucoup sur les chercheurs, le concepteur d’exposition et le personnel des collections pour faire le bon choix.

Lentement mais sûrement, nous trouvons les spécimens qui donneront vie au propos de la Galerie de l’eau.

Je suis sûre que l’expo fournira un instantané saisissant de ces 300 000 espèces! J’ai hâte de voir ce qui sera choisi. Je regarderai maintenant d’un autre œil les articles exposés dans les galeries du Musée.

Cet article, publié dans Eau, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s