Le casse-tête du crâne

Le crâne de la baleine

Le crâne de la baleine dans l'atelier de travail

Le point saillant de la Galerie de l’eau, une nouvelle exposition permanente du Musée canadien de la nature qui ouvrira ses portes en mai 2010, est sans conteste le squelette d’un véritable rorqual bleu (plus connu sous le nom de baleine bleue), le plus gros animal ayant existé sur terre. Trônant en plein centre de la Galerie, ce spécimen aux dimensions impressionnantes nécessite une préparation particulière avant de pouvoir être exposé. Ainsi, depuis plusieurs mois, des techniciens du Musée travaillent à reconstituer ce casse-tête tout particulier. Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’aller voir comment se porte notre chère Tallulah et de pénétrer dans l’atelier de travail où les techniciens préparent le crâne de la baleine.

Au moment où je suis arrivée dans l’atelier de travail des collections, les techniciens étaient occupés à scier de petites sections des os du crâne de la baleine. Vous vous demandez sans doute pourquoi. Je dois avouer que je me suis posé exactement la même question. Est-ce qu’on ne doit pas monter le squelette de la baleine plutôt que de le découper en plus petits morceaux?

En fait, il faut savoir que Tallulah est une jeune baleine d’environ 5 ou 6 ans qui serait vraisemblablement décédée suite à une collision avec un navire. En effet, lorsqu’elle a été retrouvée sur le bord de la mer, plusieurs des vertèbres de son dos et de sa queue étaient complètement écrasées et c’est ce qui aurait causé sa mort.

Une partie du crâne qui n'était pas encore soudée au moment du décès de l'animal

Une partie du crâne qui n'était pas encore soudée au moment du décès de l'animal

Or, puisqu’il s’agit d’une jeune baleine, les os de son crâne n’étaient pas encore parfaitement soudés ensemble au moment de sa mort. Ce qui complique donc légèrement le travail des techniciens chargés de reconstituer le squelette puisque les pièces du puzzle ne s’emboîtent pas parfaitement.  D’où le recours à la scie électrique pour ajuster certains éléments.

Tout en reconstituant le crâne de Tallulah, les techniciens doivent également garder en tête que les diverses pièces du squelette devront quitter l’Édifice du patrimoine naturel (ÉPN) de Gatineau pour ensuite être installées dans l’espace d’exposition de l’Édifice commémoratif Victoria à Ottawa. En d’autres termes, ils ne peuvent pas tout de suite rattacher ensemble toutes les pièces du casse-tête afin de s’assurer qu’elles pourront passer à travers les portes doubles de l’atelier, puis celles de l’ÉPN pour finalement arriver à Ottawa. Ainsi, les immenses mâchoires inférieures de la baleine n’ont toujours pas été rattachées au reste du crâne et attendent patiemment dans les collections du Musée d’être transportées et finalement exposées en mai prochain.

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