Mais, d’où viennent les poissons?

Un tube connecte le réservoir de quarantaine à la glacière

Un tube connecte le réservoir de quarantaine à la glacière

Avec les trois aquariums qui s’en viennent dans la galerie de l’Eau, vous pouvez vous demander d’où viennent tous les poissons qui s’y trouveront. En fait, pour l’aquarium d’eau douce, nos techniciens vont à la pêche ici même, à Ottawa. Plus récemment, ils sont allés à l’Île Petrie, à l’est de la ville. De cet endroit, ils ont pu revenir avec une bonne quantité de poissons, tels des mariganes noires et des perchaudes. Lorsqu’ils vont à la pêche, ils utilisent seulement des filets afin d’éviter d’endommager les poissons. Malgré les précautions prises, il arrive que les poissons qu’ils pêchent aient déjà des marques d’hameçon. Ces poissons sont tout de même ramenés au musée. Ils sont mis sous observation afin de voir s’ils se remettent bien de leurs blessures dans leur nouvel environnement. Ceux qui ne s’en remettent pas complètement ne seront probablement pas dans l’exposition.

Les poisons déménagent vers le réservoir de quarantaine.

Les poisons déménagent vers le réservoir de quarantaine.

Une fois arrivés au musée, les poissons doivent commencer un processus d’acclimatation. Dans la Rivière des Outaouais, l’eau est habituellement autour de 4 ou 5 degrés alors que l’aquarium d’eau douce sera plus ou moins à 15 degrés. Les poissons doivent donc d’habituer à ce changement de température. D’abord, les poissons restent dans la glacière de départ à laquelle est connecté un tube qui distribue de l’eau et de l’oxygène plus chaud. L’eau de la glacière se réchauffe donc tranquillement. Au bout de quelques heures, les poissons se retrouvent dans une eau tempérée comme l’aquarium d’eau douce et ils ont l’air plus en santé qu’avant ! Un autre petit truc, pour aider les poissons à s’habituer au changement de température, est de fermer les lumières. Trop de luminosité pourrait amener du stress chez ces petites créatures.

De la glacière, ils déménageront dans un réservoir de quarantaine. Ils resteront dans ce réservoir quelques semaines afin de s’assurer qu’ils n’ont pas de maladies ou de bactéries qui pourraient infecter les autres spécimens. Une fois que les techniciens sont assurés que les poissons sont en pleine santé et ne présentent plus de danger pour les autres, ils déménagent encore, cette fois vers leur « maison » permanente, l’aquarium d’eau douce dans la galerie. Bien que ce processus prenne du temps et que les spécimens doivent s’habituer à la vie de musée, les poissons ne sont pas achetés dans une animalerie ou d’un fournisseur. Ils représentent très bien la biodiversité de notre belle région !

Cet article, publié dans Eau, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s