Avant l’action

Un petit avion Twin Otter sur la neige.

L’avion Twin Otter qui transporte l’équipe aux stations d’échantillonnage. Image : Michel Poulin © Musée canadien de la nature

Le chercheur Michel Poulin écrit de Resolute, en Arctique, où il se trouve depuis le 4 mai pour participer à un projet de recherche. 

Voilà, le projet BIOTA (Biological Impacts of Trends in the Arctic) a démarré et il s’étendra sur une quinzaine de jours. Il est dirigé par la Dre Christine Michel de Pêches et Océans Canada, à Winnipeg.

Ce projet étudie les communautés d’algues microscopiques qui se développent dans la couche inférieure des glaces marines. On veut observer à quel point et de quelles façons la biodiversité de ces communautés varie à l’échelle du Haut Arctique canadien. Ces informations de base pourront servir, par exemple, à mieux évaluer dans l’avenir les effets des changements climatiques non seulement pour cette région mais aussi de tout l’Arctique canadien. Les recherches vont se faire autour de Résolute, au Nunavut, là ou se trouvent les installations de recherche du Programme du plateau continental polaire.

Ce programme de recherche est pluridisciplinaire. Des scientifiques canadiens, anglais et polonais apportent leur expertise et leurs connaissances afin d’accomplir plusieurs objectifs. On veut notamment :

  • comparer les espèces des communautés biologiques dans les glaces annuelles et dans les glaces pluriannuelles;
  • étudier à quel point la composition en espèces et la productivité des communautés d’algues microscopiques varient dans différentes conditions biochimiques du Haut Arctique;
  • établir les caractéristiques des composantes du carbone organique dans les glaces annuelles, et ce pour diverses conditions biochimiques du Haut Arctique;
  • identifier, dans la chaîne alimentaire, les liens entre les communautés d’algues microscopiques et le zooplancton.

Le plan d’échantillonnage prévoit la visite d’un maximum de 25 stations dans les environs de l’île Cornwallis, incluant entre autre le détroit de Barrow, le passage Résolute, le détroit de Wellington et celui de McDougall. Si on a un peu de chance, on se rendra aussi au détroit de Lancaster qui se trouve beaucoup plus à l’est.

Il est clair que ces sites seront visités par hélicoptère ou encore par ce petit avion, le Twin Otter, très efficace pour se poser sur les glaces. Sinon les stations plus près de Résolute seront visitées en motoneige. Bref, c’est un programme d’échantillonnage ambitieux mais réaliste qui tient compte des conditions climatiques ambiantes, sécurité oblige! Et cette décision de voler ou non revient au responsable du trafic aérien, ici à la base du Programme du plateau continental polaire.

L’équipe de terrain comprend six personnes qui vont se répartir le travail à faire au cours de ce programme d’échantillonnage de deux semaines. En règle générale, il y a quatre personnes qui vont se prélasser en Twin Otter ou en hélicoptère pour effectuer l’échantillonnage sur les glaces aux stations désignées. Les deux autres personnes resteront derrière pour le travail de laboratoire qui s’effectuera dans les locaux nouvellement aménagés à cet effet par le Programme du plateau continental polaire.

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