Une petite touche personnelle à Mammifères extrêmes : Puijila darwini

La sculpture en bronze de Puijila darwini et une impression 3D de son squelette, à l’arrière-plan.

La sculpture en bronze de Puijila darwini est présentée dans l’exposition Mammifères extrêmes, ainsi qu’une impression 3D du squelette de l’animal. Image : Russ Brooks © Musée canadien de la nature

Emprunter des expositions à d’autres musées est un bon moyen de présenter des sujets et des collections venant du monde entier. (À ne pas manquer en mars 2012 : Baleines Tohora, une exposition hors du commun qui nous vient du musée Te Papa de Nouvelle-Zélande!) L’exposition Mammifères extrêmes nous offrait non seulement l’occasion d’exposer de splendides spécimens de l’American Museum of Natural History, mais aussi la possibilité de mettre en évidence un mammifère « extrême » de notre propre collection.

On ne pouvait manquer de mettre Puijila darwini sous les feux des projecteurs. À lui seul, ce mammifère préhistorique a révolutionné l’histoire de l’évolution des phoques, des morses et des otaries. Découvert dans l’Arctique par notre paléobiologiste Natalia Rybczynski et son équipe, ce « phoque à quatre pattes » représente le chaînon manquant entre ces mammifères marins modernes et leur ancêtre préhistorique terrestre. Puijila possédait les pattes robustes, les mâchoires puissantes et les dents redoutables d’un prédateur terrestre mais également les pieds palmés, le corps allongé et les grands yeux d’un chasseur aquatique.

Pour cette exposition, nous avons décidé de présenter non seulement une reconstitution du squelette de Puijila mais aussi un modèle en bronze de l’animal tel qu’il devait être vivant. Notre spécialiste de l’imagerie 3D, Paul Bloskie, a d’abord procédé à un balayage laser des os fossiles découverts par Natalia Rybczynski et son équipe.

Le laser de la caméra 3D balaie le crâne fossilisé de Puijila darwini (NUFV 405).

Le laser de la caméra 3D balaie le crâne fossilisé de Puijila darwini. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature

Alex Tirabasso, notre concepteur et illustrateur 3D, a ensuite habillé virtuellement le squelette de sa chair. Quel plaisir pour nous tous au Musée de voir enfin à quoi Puijila pouvait bien ressembler!

Un homme devant un ordinateur montrant une reconstitution virtuelle de Puijila darwini.

Alex Tirabasso utilise un logiciel spécialisé pour créer un animal virtuel à partir du squelette en 3D de Puijila darwini. Image : Russ Brooks © Musée canadien de la nature

Notre spécialiste des modèles, Kevin Hockley de Hockley Studios, s’est fondé sur les données du modèle 3D de Puijila pour façonner sa sculpture d’argile grandeur nature.

Kevin Hockley met la dernière main à une sculpture de Puijila darwini en argile.

Kevin Hockley a utilisé le modèle virtuel de Puijila darwini pour créer une sculpture en argile de l’animal. Image : Natalia Rybczynski © Musée canadien de la nature

Celle-ci a ensuite été envoyée à la fonderie pour le moulage en bronze.

C’est ainsi que les visiteurs peuvent aujourd’hui admirer et toucher Puijila darwini et imaginer l’allure de cette petite créature vieille de 21 millions d’années!

Natalia Rybczynski touché la sculpture en bronze de Puijila darwini.

La paléontologue Natalia Rybczynski et la sculpture en bronze de Puijila darwini, dans l’exposition Mammifères extrêmes. Image : Russ Brooks © Musée canadien de la nature

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