La piqûre de Dame nature

Côte rocheuse avec un bateau dans une baie.

Vue sur le fjord Saglek à partir d’un pic dominant le camp de base du parc national des Monts-Torngat, à Terre-Neuve et Labrador. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

Qu’est-ce qui permet aux gens d’établir un lien avec la nature (site en anglais) ? Beaucoup penseront à Wikipedia, à la télévision ou à tout autre moyen électronique. Mais il existe de meilleures façons d’y parvenir.

La plupart des grandes villes disposent de musées et de parcs qui font mieux connaître la nature. En cela, Ottawa excelle : des millions de personnes viennent chaque année dans la région de la capitale nationale pour en admirer les nombreux attraits naturels et visiter le Musée canadien de la nature où les attendent de magnifiques spécimens et de fascinantes histoires sur l’environnement naturel.

Ces activités contribuent à tisser des liens avec la nature et à susciter notre curiosité sur l’environnement. Mais pour un effet foudroyant, un impact indélébile et un engagement durable, rien ne vaut un tête à tête avec Dame nature.

C’est précisément ce qui m’est arrivé lors d’un récent voyage au Labrador, au Parc national des Monts-Torngat. Je me suis trouvé face à face avec la nature : du petit rorqual aux moustiques et aux bleuets sauvages. Dans ces occasions, je mesure toute la puissance de Dame nature et j’en reste toujours éberlué. Grâce à mon travail au Musée, j’ai le bonheur de nager dans l’histoire naturelle tous les jours de l’année. Mais le fait de me plonger dans la nature a certainement rechargé mes batteries. Et je ne suis pas le seul dans ce cas.

Un iceberg près du rivage.

Un phoque annelé (Pusa hispida) se reposant sur un iceberg au fjord Saglek. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

La beauté du Labrador génère une énergie contagieuse perceptible partout et chez tous : chez les Anciens qui vivent pendant l’été à la station de recherche du fjord Saglek, où ils racontent leurs histoires, pêchent et chassent; chez les spécialistes du programme Students on Ice (site en anglais), qui profitent avidement de cette expédition et communiquent leurs découvertes; chez les élèves qui font l’expérience d’un contact inégalé avec le monde qui les entoure; chez les travailleurs de Parcs Canada qui accueillent des centaines de visiteurs chaque année et nous ont fait connaître leurs quartiers d’été avec tant d’enthousiasme.

La tête de quelqu’un vu de dos entourée d’un nuage de moustiques.

Un visiteur au camp de base de Parc Canada entouré d’un nuage de moustiques. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

Mais le lien avec la nature qui m’a le plus frappé est celui qui anime Phillip, le propriétaire d’Air Labrador. Nous sommes arrivés au parc en Twin Otter. L’intérieur de ces avions robustes est plutôt exigu de sorte que la personne assise à l’avant voit le poste de pilotage par une porte ouverte. Assis à l’avant, Phillip n’a cessé tout au long du trajet de se pencher dans le cockpit pour pointer quelque chose aux pilotes, de s’adosser à son siège pour poser une question sur ce qu’il avait vu par la fenêtre, ou tout simplement pour s’exclamer sur la beauté d’une rivière, d’un lac, d’un pic rocheux ou d’un rivage. Jamais rassasié, il passe le plus clair de son temps dans les airs. Il faut dire que quand la nature vous tient, elle ne vous lâche plus.

Une chose est sûre : nous faisons tous partie de la nature et nos recherches indiquent qu’il vaut mieux être avec elle que contre elle. Pour devenir comme Philip et les heureux participants de l’expédition Students on Ice, nous devons entretenir nos liens avec la nature, et ce malgré notre vie trépidante et le plus souvent urbaine. On peut y arriver, grâce à une cour, un jardin sur le toit, un espace vert public, un musée d’histoire naturelle ou un voyage annuel dans un parc national. Trouvez le fil qui vous conduit à la nature et suivez-le.

Un petit avion au-dessus de l’eau avec des collines et un bateau à l’arrière-plan.

Un Twin Otter atterrissant à l’aéroport de Nain, à Terre-Neuve et Labrador. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

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