L’avenir de nos forêts boréales

Depuis 1959, les Nations Unies déclarent des « années internationales » en vue d’attirer l’attention et de susciter des actions sur des questions de première importance. 2011 est l’Année internationale des forêts. Selon Faisal Moola de la Fondation David Suzuki, nos écosystèmes forestiers n’ont jamais été si mal en point en raison de l’activité humaine (exploitation forestière industrielle, mines, exploitation des sables bitumineux pour ne nommer que ceux-là).

Vue panoramique d’une forêt et de champs, avec des montagnes recouvertes d’arbres à l’arrière-plan.

Image : iStockphoto.com/AVTG © AVTG

Le 22 septembre dernier au Musée canadien de la nature, Faisal Moola, Ph.D., exprimait son point de vue dans le cadre d’une discussion portant sur la forêt boréale du Canada. La question posée par Arbres Canada était la suivante : L’Entente sur la forêt boréale canadienne de 2010, qui est décrite comme l’initiative la plus importante du monde sur le plan environnemental, découle-t-elle de la situation économique de l’industrie du bois ou d’une réelle volonté populaire de protéger la nature?

Conférenciers dans le Salon du Musée devant un auditoire d’étudiants du secondaire.

Un débat sur l’avenir de la forêt boréale canadienne s’est tenu au Musée le 22 septembre dernier. Image : Russ Brooks © Musée canadien de la nature

À titre de directeur scientifique d’un des plus importants groupes de protection de la nature, M. Moola représentait évidemment le mouvement écologiste. Mark Hubert de l’Association des produits forestiers du Canada était le porte-parole de l’industrie forestière. L’auditoire se composait de près de 200 élèves d’écoles secondaires anglaises et françaises d’Ottawa. Et, fait intéressant, la discussion d’une heure a été diffusée sur le Web en direct.

J’ai appris de nombreux faits intéressants des conférences à la fois savantes et clairement énoncées de nos deux invités. Par exemple, on estime que la forêt boréale du Canada emmagasine 208 milliards de tonnes de carbone! C’est l’équivalent de 26 ans d’émissions de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles à l’échelle mondiale!

Spécimens de caribous des bois, Rangifer tarandus caribou, dans un diorama au Musée canadien de la nature.

Caribous des bois, Rangifer tarandus caribou, dans un diorama de la Galerie des mammifères au Musée. La toile de fond a été réalisée par le peintre animalier canadien Clarence Tillenius en 1963. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature

L’entente de 2010 concerne une superficie de 70 millions d’hectares de forêt canadienne. Il comprend un moratoire de trois ans de la récolte de bois sur 29 millions d’hectares qui constituent l’habitat du caribou des bois, Rangifer tarandus caribou. Cette espèce aurait perdu plus de la moitié de son habitat en raison de l’abattage des arbres, des activités minières et d’autres formes d’exploitation. Pas étonnant que ce mammifère figure sur la liste des espèces en péril!

C’est un accomplissement incroyable qu’après s’être fait la lutte sans relâche pendant quelque 20 ans, les deux parties aient travaillé ensemble pour élaborer un plan de protection des forêts boréales. Les conférenciers ont tous les deux insisté sur ce point. La confrontation a fait place à un modèle de collaboration, qui me semble une solution tout à fait logique si l’on veut réussir à sauver la planète.

Nous avons une chance inouïe de vivre dans un pays comme le Canada doté d’immenses forêts, dont certaines sont encore vierges. Elles fournissent des services environnementaux inestimables comme l’habitat d’innombrables espèces, l’eau douce et la réduction des effets nocifs des changements climatiques…  Nous prenons souvent tout cela pour acquis. Mais M. Moola affirme que notre forêt boréale court aujourd’hui autant de risque que la forêt amazonienne. Cela fait réfléchir.

Un sentier dans le sous-bois d’une forêt.

Image : iStockphoto.com/goldistocks © goldistocks

L’entente de 2010 est certes un bon début et découle, à mon avis, d’une volonté sincère de la part de tous les intervenants de protéger ce précieux atout naturel. Je vous encourage vivement à visionner la diffusion Web afin de mieux connaître le trésor que représente la forêt canadienne.

Et vous pouvez maintenant faire une visite virtuelle de la forêt boréale du Canada dans Google Earth. Cette visite vient d’être lancée cette semaine!

Cet article, publié dans Éducation, Événements, Plantes et algues, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s