Élargir mes horizons : Objectif Arctique, partie 1

Le Musée canadien de la nature est un lieu de travail magique. En son coeur réside une équipe de gens enthousiastes aux spécialités les plus diverses qui contribuent, chacun à leur manière, à faire exister le Musée. Biologistes de la vie marine, paléontologues, gestionnaires de collections d’oiseaux, de roches ou de parasites, graphistes, concepteurs d’expositions, agents financiers, vulgarisateurs, concepteurs Web sont autant de personnes sollicitées, et ceci n’est que la pointe de l’iceberg!

Roger Bull assis sur un rocher, dans la toundra, avec des cours d’eau à l’arrière-plan.

Durant une soirée calme et ensoleillée de l’été 2008, Roger Bull brave les moustiques pour une photo dans la toundra. Il se trouve alors avec l’équipe de botanistes du Musée dans le sud de l’île Victoria (cette section de l’île est située dans le Nunavut). Image : Jeff Saarela © Musée canadien de la nature

Après des études en biologie et une recherche de deuxième cycle en génétique des populations sur une espèce de paruline de la côte Ouest, j’ai rallié l’équipe du Musée à titre de coordonnateur du laboratoire d’ADN situé dans notre édifice de la recherche et des collections.

Roger Bull assis devant une table du laboratoire d’ADN du Musée.

Dans le laboratoire d’ADN du Musée, Roger prépare une réaction de séquençage de l’ADN. Image : Anna Ginter © Musée canadien de la nature

Quel travail passionnant! Le laboratoire accueille étudiants et bénévoles qui tentent d’élucider les mystères du monde animal et végétal en accédant à l’information contenue dans les molécules d’ADN.

Mon travail consiste notamment à former les étudiants, à produire des données de séquences d’ADN, à m’occuper d’équipements délicats, à commander les produits chimiques nécessaires à la réplication de l’ADN, à gérer une collection d’échantillons d’ADN préservés à une température de − 80 °C, à renseigner les élèves du secondaire sur ce que nous faisons.

Justement parce que le Musée est un lieu de travail magique, j’ai parfois la chance de faire des choses extraordinaires : par exemple d’accompagner une équipe de chercheurs en botanique dans l’Arctique canadien.

Au cours de ces expéditions estivales, nous parcourons la vaste toundra à pied, en canot, en petit avion ou en hélicoptère pour collecter des spécimens de plantes destinés à l’herbier du Musée ainsi que des échantillons de tissus à des fins d’analyse de l’ADN.

Nous concentrons nos efforts sur les zones peu explorées en vue de recenser de façon exhaustive la vie végétale de l’Arctique, une région qui fait face à de nombreux bouleversements écologiques en raison des changements climatiques.

Assis à l’intérieur d’une tente, Roger Bull prépare des spécimens d’arnica de Griscom, Arnica griscomii, sur une feuille de papier.

Roger prépare des spécimens d’arnica de Griscom, Arnica griscomii, sur une feuille pour qu’ils soient pressés. Cette photo a été prise durant un voyage de recherche botanique du Musée en Arctique, près de la rivière Brock dans les Territoires du Nord-Ouest. Image : Lynn Gillespie © Musée canadien de la nature

Cet automne, on m’a confié une autre tâche extraordinaire. Comme j’adore les voyages de recherche dans l’Arctique et que j’y prends quantité de photos, on m’a demandé de diriger l’élaboration d’une nouvelle exposition, qui est devenue Objectif Arctique : Images de nos recherches dans le Grand Nord.

Roger Bull cueille un spécimen d’arnica à feuilles étroites, Arnica angustifolia, dans les crevasses d’une paroi rocheuse.

Roger cueille un spécimen d’arnica à feuilles étroites, Arnica angustifolia, durant une expédition du Musée en Arctique, en 2010. L’équipe de botanistes se trouve près du ruisseau Minto, dans l’ouest du l’île Victoria (Territoires du Nord-Ouest). Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature

Les scientifiques du Musée sont aussi dévoués que discrets. Ils se consacrent à leurs recherches à l’écart des projecteurs. Bien qu’ils soient très respectés par leurs collègues canadiens et étrangers, ils restent très peu connus du grand public. Quel meilleur moyen de mettre en valeur leur travail dans l’Arctique que de concevoir une exposition? Ne sommes-nous pas un Musée après tout?

Dans mon prochain blogue, je vous entraînerai dans mon aventure : de coordinateur du laboratoire d’ADN à concepteur d’exposition, j’ai appris que la présentation de quelques photos sur un mur impliquait de nombreuses étapes.

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