Recherche dans les Territoires du Nord-Ouest : Le matériel? Quel matériel?

Alors que des botanistes du Musée s’envoleront bientôt vers l’Arctique, deux autres chercheurs du Musée, Claude Renaud et Noel Alfonso, entament un séjour dans les Territoires du Nord-Ouest pour y collecter et y étudier des lamproies. Un collègue russe, Alexander Naseka, les accompagne.

Les environs de Yellowknife, vus de l’hôtel.

Les environs de Yellowknife, vus de l’hôtel. Photo : Claude Renaud © Musée canadien de la nature

Nous avons laissé Ottawa le 20 juin, à 7 h. Après des escales à Toronto et Edmonton, nous arrivons à Yellowknife à l’heure prévue, 13 h heure locale (15 h à Ottawa) pour notre voyage de recherche dans les Territoires du Nord-Ouest. En survolant le Grand lac des Esclaves, nous avons aperçu de petites plaques de glace, surtout près des rives. Et nous sommes le premier jour de l’été…

Nous récupérons nos valises puis prenons la route avec le représentant de l’agence de location d’autos. Cependant, nous nous apercevons rapidement que le véhicule qu’on nous destine est bien trop petit pour nos besoins.

Après discussions, notre choix se porte sur une camionnette de bonne taille. L’assurance additionnelle pour les pneus et le pare-brise semble un choix judicieux, surtout quand nous nous apercevons que les quatre pneus sont de trois marques différentes… et que le pare-brise est déjà fêlé. Probablement à cause des petits cailloux projetés par les véhicules sur les routes en gravier.

Le petit véhicule qu’on nous attribue au départ… et la camionnette qui nous transportera finalement.

Le petit véhicule qu’on nous attribue au départ… et la camionnette qui nous transportera finalement. Photo : Alexander Naseka © Musée canadien de la nature

Le commis de l’agence nous assure que tout ira bien. Après tout, les pneus sont tous de la même taille, donc pas de problème! Mais elle se montre surprise, c’est le moins qu’on puisse dire, quand nous lui expliquons notre itinéraire. Apparemment, les voyageurs qu’elle rencontre couvrent rarement autant de kilomètres en trois semaines!

Nous mettons ensuite le cap vers le centre-ville et les bureaux du ministère des Pêcheries et de l’Océan, où nous avons rendez-vous avec le biologiste principal responsable des habitats, Bruce Hanna. C’est aussi là que nous devons, en théorie, récupérer notre matériel.

On récupère le matériel, du moins ce qui est arrivé, au bureau du ministère des Pêcheries et de l’Océan à Yellowknife. (De g. à d.) : Claude Renaud, le biologiste Bruce Hanna, de Pêches et Océans, et Noel Alfonso.

On récupère le matériel, du moins ce qui est arrivé, au bureau du ministère des Pêcheries et de l’Océan à Yellowknife. (De g. à d.) : Claude Renaud, le biologiste Bruce Hanna, de Pêches et Océans, et Noel Alfonso. Photo : Alexander Naseka © Musée canadien de la nature

Deux colis nous y attendent : un contenant d’environ 40 kilos et un colis de forme bizarre, bien protégé par du papier bulle. Ce dernier contient l’électrode de notre appareil de pêche à l’électricité (dont nous parlerons dans un prochain blogue) et deux manches d’épuisette.

Cependant, le colis contenant les indispensables produits chimiques qui nous serviront à euthanasier et à préserver nos poissons n’est pas encore arrivé. Et malgré plusieurs appels au service de livraison, nous n’arrivons pas à le retracer.

Comme nous sommes maintenant le 21 juin, la population célèbre la Journée nationale des Autochtones dans tout le territoire. Plusieurs places d’affaires sont fermées… y compris les bureaux de notre service de livraison! Il nous faut donc demeurer à Yellowknife un jour de plus, pour y attendre nos produits chimiques.

Nous profitons aussi du séjour à Yellowknife pour acheter deux types de répulsif à ours : des vaporisateurs et des avertisseurs sonores à air comprimé.

Deux commis et deux clients discutent dans un magasin d’équipement de sport.

Noel Alfonso, au centre, et Claude Renaud, à droite, profitent de leur séjour à Yellowknife pour acheter du répulsif à ours. Photo : Alexander Naseka © Musée canadien de la nature

La même journée, j’accorde une entrevue à Joslyn Oosenbrug, animatrice de l’émission matinale de Radio-Canada, au sujet de nos recherches sur le terrain. Je ne sais pas quand l’entrevue sera présentée, mais elle se montre intéressée à nous rencontrer de nouveau lorsque nous reviendrons à Yellowknife, à la fin de notre périple.

Mais encore faut-il pouvoir partir… Espérons que nous recevrons nos produits chimiques demain et que nous pourrons prendre la route!

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3 commentaires pour Recherche dans les Territoires du Nord-Ouest : Le matériel? Quel matériel?

  1. Ping : Collecter des lamproies dans la rivière Martin, aux Territoires du Nord-Ouest | Le blogue du Musée canadien de la nature

  2. Ping : Science de cuisine… Collecte de lamproies à la rivière Hay dans les Territoires du Nord-Ouest | Le blogue du Musée canadien de la nature

  3. Ping : Mission accomplie pour les scientifiques à la recherche de lamproies dans les Territoires du Nord-Ouest | Le blogue du Musée canadien de la nature

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