Plats gastronomiques et carabines : l’expédition botanique 2012 boucle ses bagages!

Retournez dans l’Arctique cet été grâce au Musée canadien de la nature! Cette semaine, l’excitation est à son comble alors que les botanistes se préparent à leur départ prochain pour l’île de Baffin au Nunavut.

Quand j’étais jeune, la planification et la préparation d’un voyage m’enthousiasmaient autant que le voyage lui-même. Chaque réservation, chaque bagage bouclé emplissaient ma jeune tête de visions exaltantes sur ma destination. À mon grand plaisir, cette délicieuse sensation ne m’a pas quitté avec l’âge.

Une jeune fille debout près d’une tente, devant l’édifice qui abrite les collections et les activités de recherche du Musée.

On monte des tentes… L’étudiante Amelia Buchanan monte une des tentes d’expédition pour s’assurer que tout est en bon ordre. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature

Aussi est-ce avec beaucoup d’entrain que j’effectue la multitude de tâches en prévision de notre exploration botanique dans l’île de Baffin au Nunavut. Lorsque nous arriverons aux pieds du mont Joy sur la rivière Soper, nous nous trouverons totalement coupés du reste du monde, sauf une fois par jour, le temps d’un contact de sécurité par téléphone satellitaire. Nous emportons donc avec nous tout ce dont nous avons besoin. Et tout sera transporté dans trois canots gonflables. Inutile de dire qu’on voyage léger!

Vue en plongée dans une galerie du Musée où un homme démonte une tente.

Et on en démonte d’autres… Roger Bull démonte le campement présenté à l’exposition Objectif Arctique au Musée, car on aura besoin de l’équipement pour notre expédition dans le Nord. Image: Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature

Nous emporterons, bien sûr, des tentes pour l’équipe et des presses pour préserver les plantes que nous récolteront. Mais la majeure partie du poids autorisé (quelque 550 kg soit environ 1200 lb) viendra des aliments qui doivent nous durer tout le mois. Même s’il est toujours possible de pêcher (et, croyez-moi, si la chance nous sourit, nous nous promettons de délicieux repas de poissons frais!), les repas déshydratés constitueront notre quotidien.

Des sacs en plastique contenant des portions de ragoût de boeuf et de chili déshydratés, ainsi que des fruits déshydratés.

Nos succulents mets déshydratés! Voilà de quoi nous sustenter pendant plus d’une semaine de labeur scientifique. Image: Roger Bull © Musée canadien de la nature

Mais ce ne sont pas ces tristes barquettes enveloppées de papier d’aluminium proposées dans les magasins de plein air. Non, il s’agit de repas qu’un membre de l’équipe, Roger Bull, prépare dans sa cuisine et déshydrate lui-même. Je pense par exemple à un curry au tofu thaï accompagné de salade de lentille et d’orange, avec un gâteau au chocolat et whiskey pour dessert. Je n’exagère nullement en affirmant que je mange mieux sur le terrain qu’à la maison. Mais une bonne table ne fait-elle pas des scientifiques heureux?

Entre la préparation des repas et de l’équipement, nous trouvons un peu de temps pour revoir nos pratiques de survie dans le Nord. Chacun d’entre nous est parfaitement compétent en secourisme en milieu sauvage en cas de besoin.

Une femme dans une embarcation gonflable regarde un groupe de personnes debout dans la rivière, qui tentent de monter à bord d’une autre embarcation.

Un exercice de navigation dans des embarcations gonflables sur la rivière des Outaouais. Image : Paul Sokoloff © Musée canadien de la nature

Comme la plupart de l’excursion se déroulera sur la rivière Soper, nous devons nous exercer à avironner dans des embarcations gonflables comme celles que nous aurons là-bas, et ce, avant d’affronter les rapides de catégories 1 et 2 de la rivière elle-même.

Un homme tirant à la carabine dans un champ de tir extérieur.

Roger Bull teste une des carabines que l’équipe emportera pour se défendre contre les prédateurs. Image: Paul Sokoloff © Canadian Museum of Nature

Enfin, quelques jours avant le départ, nous irons dans un champ de tir pour essayer les carabines que nous transporterons pour nous défendre. La côte sud de l’île de Baffin est connue comme le pays de l’ours blanc. Nous prenons, il va sans dire, toutes les précautions pour éviter d’en rencontrer, mais la capacité de se servir d’un fusil a sauvé la vie à plus d’un explorateur de l’Arctique!

Suivez l’Expédition botanique 2012 dans l’Arctique :

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2 commentaires pour Plats gastronomiques et carabines : l’expédition botanique 2012 boucle ses bagages!

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