Une nouvelle Galerie de la Terre tout en mutimédia

Notre Galerie de la Terre ouvre demain et je pense que vous allez a-do-rer.

Même avec tout ce que j’ai déjà entendu dire sur la galerie, la variété des expériences qu’elle offre ne cesse de m’émerveiller. On compte presque 50 bornes interactives, présentations multimédias, jeux électroniques, animations, vidéos, dioramas et activités  touche-à-tout.

Cette animation, par exemple, provient de la galerie. Elle est intéressante non seulement parce qu’elle explique une notion fondamentale de géologie (la tectonique des plaques), mais aussi parce qu’elle le fait en recourant au visuel. Les animations ont le pouvoir de donner vie aux concepts abstraits : on peut voir le processus de subduction se produire devant soi et les montagnes s’édifier.

Une bonne partie de la vingtaine d’animations de la galerie sont interactives. Il vous faudra donc venir sur place pour les essayer! Vous pourrez par exemple tenter de créer plusieurs types de volcans ou de tremblements de terre selon les « ingrédients » que vous aurez choisis. Puis vous aurez la possibilité d’explorez l’immense casse-tête que constitue le supercontinent appelé Pangée en déplaçant les anciennes masses continentales.

Le jeu le plus spectaculaire est sans doute notre trio infernal : le magmateur, le métamorphiseur et le sédimentateur. Ces trois machines cachent dans leur ventre d’acier le secret de fabrication des trois principaux types de roches.

Trois machines à fabriquer des roches : le magmateur, le métamorphiseur et le sédimentateur.

Ces machines vous donneront le pouvoir de créer la Terre. Non? Bon d’accord, vous apprendrez en tous cas comment se forment les trois types de roches : fusion et cristallisation (magmatique), transformation (métamorphique) et météorisation et érosion (sédimentaire). Images : Marc Beck © Musée canadien de la nature

La Planète magique dans la galerie.

La Planète magique figurait déjà dans la galerie avant les rénovations. Mais à son nouvel emplacement, sa gamme d’animations à l’échelle du globe est mise en valeur. Vous pourrez faire votre choix et régler la vitesse. Image : Kathleen Quinn © Musée canadien de la nature

Un nouveau diorama fait appel à des moyens de communication à la fois anciens et dernier cri pour relater l’histoire du cycle de la roche (comment les trois types de roche se transforment et passent d’un type à l’autre au sein de la Terre). Le modèle prête une forme physique simple à des processus que personne n’a vu en action. Les animations vidéo viennent enrichir les connaissances de base en expliquant où se forment les roches. La touche finale : de vrais spécimens de roche en exemple.

Le diorama dans un monte-charge.

Les questions pratiques, comme la taille des monte-charges, sont pris en compte dans la conception des éléments de l’exposition. Une fois le diorama installé dans la galerie, les animations et les spécimens viendront compléter le tableau qu’il nous dresse du cycle de la roche. Image : Marc Beck © Musée canadien de la nature

Une dizaine de vidéos sur le vif nous ramènent dans le monde des humains, du moins de ceux qui étudient la géologie. Suivez des spécialistes du Musée sur le terrain ou au laboratoire et faites-vous une idée de la façon dont ils collectent et analysent les données sur l’histoire de la Terre et de ses processus.

Accompagnez un gestionnaire des collections de minéraux sur le terrain à la recherche de spécimens et jetez un coup d’oeil à ses collections.

Voyez un laboratoire à l’équipement ultramoderne en action : un microscope électronique à balayage, une microsonde, un appareil de diffraction de rayons X sur poudres, un diffractomètre à rayons X sur monocristal.

Observez un minéral en train de se développer grâce à une vidéo en accéléré dont vous pourrez ajuster la vitesse et le sens du déroulement. Et bien sûr, nous présentons des séquences de processus géologiques : éruptions volcaniques, coulée de lave, météorisation, érosion et paysages extraordinaires.

Une image tirée d’une vidéo montrant un diffractomètre à rayons X sur monocristal en action.

Comment connaître la structure d’un cristal? On peut commencer par découvrir l’emplacement de chaque atome. Le diffractomètre à rayons X sur monocristal nous y aide : il bombarde le minéral (marqué d’une flèche) de rayons X, lesquels interagissent avec ses atomes. En examinant les patrons de déviation des rayons, on peut déterminer la structure cristalline du minéral. Image : © Musée canadien de la nature

Et finalement, endossez la blouse d’un scientifique et tentez quelques activités pratiques dans le Labo des minéraux. Expérimentez ce qu’est la densité en soupesant des spécimens de roches. Laissez-vous éblouir par les minéraux luminescents qui brilleront de tous leurs feux sous la lumière UV. Voyez de vos propres yeux ce qu’on entend par transparence, translucidité, opacité et biréfringence. Testez les propriétés magnétiques de certains minéraux avec un aimant. Même si vous n’êtes pas friand de travaux pratiques, vous vous laisserez prendre au jeu.

Et vous vous laisserez séduire par la galerie tout entière, c’est du moins ce que je souhaite. L’équipe des expositions s’est efforcée d’offrir l’information et les expériences sous une multitude de formes. Et même à l’intérieur de la rubrique « interactifs et animations », la diversité de formes et de contenus est énorme. Une chose est certaine, vous y trouverez plein de choses à voir, à faire, à apprendre.

La toute nouvelle Galerie de la Terre ouvre au public demain à 9 h.

Votre visage métamorphosé : Ce jeu interactif est tout simplement hilarant. Les visiteurs peuvent se transfigurer en déformant leur image en temps réel. Ces métamorphoses désopilantes leur apprennent ce que subissent les roches métamorphiques. Image: Kathleen Quinn © Musée canadien de la nature

Texte traduit de l’anglais.

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2 commentaires pour Une nouvelle Galerie de la Terre tout en mutimédia

  1. Adrien Ratté dit :

    J’aimerais savoir pourquoi cette galerie est nommé Vale?

    • nature dit :

      Merci pour votre question. Vale a offert une commandite – avec leur nom – de 1 million de dollars car elle croit à la mission du Musée, à ses programmes éducatifs et à son engagement envers le monde naturel. Vale était – et est encore – particulièrement intéressée dans la compréhension de la Terre, des minéraux et de l’activité minière au Canada.

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