Un dimanche au Musée : Montage de plantes dans la Galerie aux murs de pierre

Tera Shewchenko est étudiante en biologie et sociologie à l’Université d’Ottawa. Pendant l’été 2013, dans le cadre de son programme d’alternance travail-études, elle a travaillé à l’Herbier national qui se trouve dans l’édifice de la recherche et des collections du Musée canadien de la nature à Gatineau, au Québec.

Un dimanche, je me suis rendue au Musée au centre ville d’Ottawa dans le but de monter des plantes séchées et d’interagir avec les visiteurs. C’était une de plusieurs visites visant à déterminer où, dans le Musée, nous pouvions installer une station pour monter des plantes et interagir avec les visiteurs avec le plus de succès.

Une page de journal ouverte révélant une plante pressée et une étiquette.

Voici comment nous parvenaient les spécimens à monter. La plante pressée repose dans une page de journal pliée avec une étiquette. Image : © Musée canadien de la nature

Une main de femme sur la table parmi des outils servant au montage de plantes.

Les outils utilisés pour monter des spécimens sur une planche d’herbier :
• des pinces à épiler pour manipuler le spécimen;
• des bandes de ruban entoilé gommé d’un côté pour fixer le spécimen sur le carton d’herbier;
• des ciseaux pour couper le ruban entoilé;
• de la colle pour les étiquettes;
• un bâtonnet blanc, que l’on utilise pour presser et aplatir l’étiquette que l’on colle;
• du papier pour recueillir les graines ou tout débris se détachant du spécimen.
Image: © Musée canadien de la nature

De nombreux bénévoles et quelques membres du personnel des collections ont participé à cette activité au cours des mois d’été. En plus de tenter de trouver les meilleurs endroits pour travailler, le groupe testait les meilleurs jours pour interagir avec les visiteurs. Pendant cet été, ils ont pu essayer tous les jours de la semaine.

En ce qui a trait aux lieux, la Galerie des fossiles Talisman Energy et la Galerie Eau Bleue RBC se sont révélées les plus propices.

Je suis allée au Musée un dimanche en compagnie de la technicienne de la Division de botanique Micheline Beaulieu-Bouchard. Nous nous sommes installées dans la Galerie aux murs de pierre, au premier niveau de l’édifice.

C’était intéressant, car au même moment où nous montions des spécimens dans la galerie, il y avait une exposition sur les plantes collectées dans l’Arctique, de sorte que nous étions entourées d’images géantes des spécimens du Musée. Certaines plantes avaient des graines duveteuses, d’autres des feuilles élégantes et plusieurs arboraient de magnifiques fleurs aux couleurs vives. Les photos sortaient bien sur les murs de pierre (la Flore de l’Arctique canadien est à l’affiche jusqu’en janvier 2014).

Une main ajuste la tige d'un spécimen de catalpa du sud (Catalpa bignonioides; CAN600083) sur une planche d'herbier.

Ce catalpa du sud est en train d’être monté. Avant d’attacher le spécimen avec les bandes gommées et de coller l’étiquette, nous disposons les différents éléments pour avoir une idée du résultat et pour les espacer adéquatement. Image : © Musée canadien de la nature

Une planche d'herbier d'arnica à feuilles étroites (Arnica angustifolia ssp. angustifolia; CAN109076).

Comme en témoigne ce spécimen d’arnica à feuilles étroites cueilli en 1915, les pratiques exemplaires en matière de montage des plantes n’ont guère changé au cours du dernier siècle. Cette plante provient de l’Expédition canadienne dans l’Arctique de 1913–1916. L’immense photo à haute résolution de cette planche d’herbier exposée dans la Galerie aux murs de pierre a l’air plus vraie que nature. Image : © Musée canadien de la nature

C’était un décor plaisant pour effectuer ce travail et même si la Galerie aux murs de pierre s’est classée parmi les lieux les moins propices (mais non le pire) aux interactions avec le public, j’ai beaucoup apprécié mon expérience.

J’ai eu l’occasion de jeter un coup d’œil à ce qui se passait au Musée, notamment aux nouvelles expositions, et de rencontrer des gens qui y travaillent. J’ai fait part, aux visiteurs, de mes connaissances sur les plantes des herbiers, le montage et la collecte de spécimens et le travail au Musée.

J’ai parlé à plusieurs visiteurs, dont certains avaient voyagé dans les régions de l’Arctique où les spécimens que nous montions avaient été collectés et avaient des anecdotes à nous raconter sur leur aventure. D’autres travaillaient dans des musées d’autres villes, comme Toronto. En discutant avec les visiteurs, j’ai autant appris d’eux qu’eux de moi. J’ai vraiment apprécié cet échange et j’étais heureuse de diffuser des connaissances et de contribuer ainsi à une meilleure compréhension du monde.

Texte traduit de l’anglais.

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