Nos collections en ligne : Le défi de la numérisation

Les efforts pour numériser les collections d’histoire naturelle se sont intensifiés au cours de la dernière décennie. Malgré tout, la majeure partie de ces données ne sont pas encore numérisées dans le monde et demeurent « captives » des étiquettes de spécimens, des notes de terrain et des bases de données rattachées à des projets précis. Elles ne sont pas d’un accès facile pour les scientifiques et le grand public.

Le Musée canadien de la nature abrite quelque dix millions de spécimens d’histoire naturelle répartis en 24 grandes collections scientifiques, représentant les sciences de la vie (botanique, vertébrés, invertébrés) et les sciences de la Terre (paléontologie, gemmes, roches et minéraux).

Selon les dernières estimations, le nombre de spécimens individuels conservés au Musée dépasserait les 10 millions. Cela comprend un total d’environ 3,2 millions d’unités à cataloguer, puisque certaines unités englobent plusieurs spécimens, par exemple les oeufs d’une couvée, les poissons d’un bocal, des insectes collectés ensemble.

Des squelettes de mammifères assemblés et disposés en rangée.

Les données de certaines de nos collections sont déjà largement numérisées. C’est le cas de notre collection de squelettes de vertébrés, dont on voit ici quelques spécimens. Image : Roger Baird © Roger Baird

Le personnel du Musée numérise les données liées aux spécimens depuis plus de 20 ans. C’est un long processus, car il faut y aller un à la fois. Malgré l’ampleur de la tâche, on a réalisé des progrès appréciables : la base de données du Musée contient près de 710 000 enregistrements de spécimen, soit environ 22 % du total des unités à cataloguer. Il y a encore du chemin à faire avant d’avoir numérisé la totalité des collections, mais il importe de le faire pour que ces données deviennent plus accessibles à des fins de recherche et d’éducation.

Des spécimens de coléoptères dans des plateaux de collections.

Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature

Tous les ans, nous numérisons environ 16 000 nouveaux éléments. Certaines collections sont en passe d’être entièrement numérisées, comme celles des amphibiens et des reptiles (99 %), des squelettes (88 %) et des oiseaux (80 %). Dans d’autres cas, seule une fraction est numérisée, telles les collections des plantes vasculaires (20 %), des bryophytes (10 %), des mollusques (20 %) et des invertébrés et annélides (16 %).

Saisie d’écran.

Résultats de recherche sur le nouveau site des collections en ligne du Musée. Image : Jeff Saarela © Musée canadien de la nature

Bien que notre outil de collections en ligne soit tout nouveau, nous avions déjà mis en ligne une partie des données de collections du Musée. En effet, les données de la Collection nationale de phycologie du Musée, qui comprend plus de 84 000 échantillons ou lots (totalisant quelque 350 000 spécimens), sont en ligne depuis quelques années [http://www.nature-cana.ca/francais].

Ces données forment une banque de données consacrée exclusivement aux collections biologiques aquatiques et aux données environnementales qui sont étroitement associées aux spécimens, comme la composition chimique de l’eau.

Saisie d’écran.

La base de données de la Collection nationale de phycologie (diatomées et algues). Image : Jeff Saarela © Musée canadien de la nature

À part la Collection nationale de phycologie, environ 40 % des données numérisées des collections du Musée étaient déjà accessibles par l’entremise d’organisations partenaires, dont la principale est la Global Biodiversity Information Facility (GBIF) http://data.gbif.org/welcome.htm (en anglais). Cette organisation internationale œuvre à rendre facilement accessibles toutes les données existantes sur la biodiversité mondiale.

Parmi les autres partenaires figurent : le Dictionnaire de données sur les sciences naturelles d’Artefacts Canada (du Réseau canadien d’information sur le patrimoine), où l’on trouve nos données palynologiques (surtout du pollen fossile) et E-Flora BC, qui contient une section des données sur les plantes vasculaires de Colombie-Britannique du Musée (http://www.geog.ubc.ca/biodiversity/eflora/, en anglais).

La plupart des données de nos collections n’avaient jamais été accessibles sur notre propre site, qui est après tout le premier endroit où on s’attendrait à les trouver! Cette lacune est désormais comblée. Notre nouvel outil Web fournit un accès libre et gratuit à plus de 709 000 enregistrements de nos collections biologiques et géologiques!

Consultez nature.ca/collections-en-ligne

Texte traduit de l’anglais.

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