Le Sommet des sciences de l’Arctique 2014 à Helsinki en Finlande

En attendant l’avion à l’aéroport de Helsinki, je réfléchissais à ces trois journées de discussion avec des collègues de partout dans le monde, tous désireux de mieux comprendre le monde arctique. Le Musée canadien de la nature a des possibilités illimitées de contribuer au savoir et aux débats entourant l’Arctique. Pourtant la participation des musées d’histoire naturelle à ces rencontres scientifiques a été minime et je suis d’avis que cela doit changer. Les musées d’histoire naturelle ont énormément à offrir et je souhaite qu’ils soient, à l’avenir, plus présents dans ces sommets.

La ville de Helsinki et la cathédrale luthérienne.

La ville de Helsinki et la cathédrale luthérienne (au centre). Image : Mikko Paananen © Mikko Paananen (partagée sous licence CC 3.0)

Le Sommet des sciences de l’Arctique réunit divers réseaux, organisations et groupes, notamment des entités gouvernementales, des universités, des instituts de recherche, des musées (comme nous) et des entreprises privées qui se consacrent à l’étude scientifique de cette région du monde. Ce qui est encourageant, c’est le consensus autour de l’importance de l’Arctique pour le présent et l’avenir. Tous conviennent que l’on doit faire les choses comme il faut et qu’aucun d’entre nous n’est en mesure de faire face aux difficultés et de profiter des possibilités tout seul.

Le Sommet a donné lieu à de nombreuses recommandations, mais peu d’entre elles concernent notre Musée dans l’immédiat. On doit d’abord assurer une meilleure coordination de l’échange des données sur l’environnement de l’Arctique. C’est un domaine auquel les musées d’histoire naturelle peuvent et doivent participer. Nous numérisons nos données et les diffusons en ligne ou par l’entremise du réseau d’information mondial sur la biodiversité (appelé Global Biodiversity Information Facility). Or ce réseau n’a pas été mentionné une seule fois comme source de données. Nous avons donc du travail à faire pour le faire connaître et favoriser son usage.

Collage : un homme collecte des plantes sur le terrain en Arctique; un homme presse des plantes pour les faire sécher, dans une tente.

Les musées d’histoire naturelle peuvent contribuer de façon importante au savoir sur l’Arctique. Ici, deux membres de l’équipe de botanique du Musée canadien de la nature durant une expédition en Arctique, en 2012. À gauche : Jeff Saarela collecte des plantes durant une sortie sur le terrain. À droite : Paul Sokoloff prépare les spécimens pour leur conservation. Images : Roger Bull © Musée canadien de la nature

Deuxièmement, l’observation de l’Arctique doit faire appel au savoir traditionnel. Nous connaissons pertinemment la contribution des peuples de l’Arctique à notre compréhension de l’environnement du Grand Nord et de ses relations avec les gens qui y vivent, y travaillent et s’y divertissent. Troisièmement, le secteur privé veut participer à l’avenir de l’Arctique tant sur le plan de l’environnement que de l’économie. Quatrièmement, il existe de nouvelles possibilités de financement des recherches multidisciplinaires et multinationales. Cinquièmement, la troisième conférence internationale sur la planification de la recherche sur l’Arctique abordera la recherche pendant la prochaine décennie. À titre de membre de l’Alliance des musées d’histoire naturelle de l’Arctique, nous y participerons.

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec le directeur du Musée d’histoire naturelle de Finlande et son équipe dévouée quand j’étais à Helsinki. Comme le nôtre, leur Musée est un édifice ancien qui vient d’être complètement rénové. Nous nous sommes inspirés, au Musée canadien de la nature, de certaines de leurs idées touchant la conception et la recherche ainsi que les chercheurs. Cet établissement vient d’adhérer à l’Alliance des musées d’histoire naturelle de l’Arctique qui aura sa première rencontre officielle au début mai à Oslo. Notre première présentation publique se fera dans le cadre du Congrès de la biodiversité de l’Arctique organisé par la Conservation de la flore et de la faune arctiques (CAFF) en décembre 2014.

Collage : le Musée des sciences naturelles de Finlande; une image cartonnée grandeur nature d’un homme disposée à l’intérieur du musée.

Le Musée des sciences naturelles de Finlande (à gauche) et une image d’Arto Luttinen, Ph.D., conservateur en géologie, disposée dans une des expositions du musée. Images : Meg Beckel © Musée canadien de la nature

À cette occasion, l’Alliance aura la possibilité d’exposer sa mission, ses objectifs et ses liens avec la CAFF et de faire connaître ses membres. Nous projetons de présenter une des cartes géantes du Musée canadien de la nature illustrant les plantes, les animaux, les fossiles et les minéraux de l’Arctique canadien. Ce sera le premier essai des éléments d’animation que l’on se propose d’intégrer à cette carte alors qu’elle fera une tournée des écoles du Canada.

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