Une luciole géante pour éclairer la bioluminescence

Quand j’ai commencé mon stage au Musée canadien de la nature au début de mai, j’ignorais à quel point la créativité revêt une importance fondamentale pour le Musée. Je ne m’attendais pas à ce que mon expérience en arts visuels me serve à ce point dans ce milieu muséal.

Une femme tient devant elle un modèle de luciole en papier mâché.

Stephanie et le modèle de luciole en cours de production. Image : Loralie Hachey © Stephanie Hachey

Le principal objectif de mon stage jusqu’à maintenant a été de créer deux modèles de grande taille, l’un d’une luciole, Photinus pyralis, et l’autre d’un champignon bioluminescent, Omphalotus olearius. Les deux sont utilisés dans des présentations sur la bioluminescence qui prendront place au Musée jusqu’à la mi-juillet.

Du grillage à poule façonné en tête d’insecte.

Début du façonnage du grillage : fabrication de la tête de la luciole. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

C’est donc au début de mai que le remue-méninges a débuté. Mon idée initiale était de sculpter de corps de la luciole dans de la styromousse. Toutefois, sachant à quel point je détestais le son de la styromousse qu’on gratte, j’ai rapidement écarté cette idée. En réfléchissant plus longuement aux matériaux que je pouvais utiliser, j’ai décidé que le grillage à poule était le meilleur choix, car il est léger et facile à manipuler.

Les étapes initiales ont été les plus ardues en raison de mes faibles lumières en mathématiques. Après de multiples visites à l’exposition Bioluminescence : Quand la nature s’illumine et de nombreuses recherches sur les lucioles à l’aide de Google, j’ai finalement décidé de créer un modèle de luciole qui aurait 50 fois la taille réelle de l’insecte. Au bout de quelques semaines de travail, ayant commis ici et là quelques erreurs dans mes calculs, j’ai réalisé que mon modèle était 60 fois plus grand qu’une vraie luciole. De toute évidence, les mathématiques ne sont pas ma grande force…

Une aile de luciole formée de grillage à poule et de moustiquaire.

Création des ailes de la luciole : l’aile en treillis est cousue sur le squelette. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

Après quelques semaines passées à plier le grillage et à faire des efforts pour ne pas perdre patience, le squelette de la luciole avait pris forme. La prochaine étape du processus était d’appliquer le papier mâché sur le squelette de grillage pour créer une coque externe dure que je pourrais ensuite peindre.

Du ruban gommé recouvre la tête du modèle de luciole.

Après avoir créé le squelette de la luciole, j’ai attaché tous les morceaux ensemble. La prochaine étape (illustrée ici) était de préparer la surface pour le papier mâché en recouvrant le modèle de ruban gommé. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

On peut penser qu’un mélange de papier mâché est quelque chose de très simple à faire. Cependant, comme mon habileté en cuisine est nulle et ma capacité d’attention est limitée, la tâche s’est avérée plus difficile qu’elle aurait dû l’être. Après avoir ajouté, retiré puis ajouté de nouveau l’eau et la farine dans un bol, j’ai fini par apprendre à doser les quantités requises de chaque ingrédient — en l’occurrence 1 part de farine pour 2 parts d’eau. Pour ceux et celles d’entre vous qui veulent créer leur propre projet en papier mâché, n’oubliez pas d’ajouter du sel. Cela aide à prévenir les moisissures!

Un modèle de luciole dont la tête et les ailes sont recouverts de papier mâché.

Application du papier mâché : achèvement de la tête et des ailes. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

Après la préparation du papier mâché, j’ai appliqué sur tout le modèle quelques couches de Gesso, un apprêt blanc, pour faire une couche de fond. J’ai ensuite ajouté des détails et de la couleur à l’aide de peintures acryliques, en m’efforçant — tâche impossible! — de ne pas en mettre partout sur mes vêtements. J’espère aussi pouvoir ajouter des lumières à l’extrémité de la luciole pour que les visiteurs soient à même de voir comment les lucioles se « parlent » entre elles à l’aide de leur clignotement bioluminescent.

Le modèle de luciole recouvert d’un apprêt blanc.

Après avoir terminé l’application du papier mâché, j’ai appliqué un apprêt sur toute la luciole avant de commencer à peindre les détails. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

Des bandes noires et brunes sont peinturées sur l’abdomen de la luciole en papier mâché.

Détail de la peinture : l’abdomen de la luciole. Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

Les modèles achevés de la luciole et du champignon serviront d’accessoires durant tout l’été pour les présentations sur la bioluminescence. N’oubliez pas de venir faire un tour au Musée pour les voir!

Un modèle de luciole en papier mâché peint.

Le modèle de luciole terminé! Image : Stephanie Hachey © Musée canadien de la nature

Et si mon expérience vous semble intéressante, venez me rejoindre les mercredis et les dimanches au Musée, du 6 juillet au 13 août, pour la création en groupe d’un gigantesque champignon. L’expérience acquise en créant la luciole nous aidera à coup sûr!

Texte traduit de l’anglais.

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