Le rêve d’un photographe : capter les collections nationales

Mon premier travail au Musée canadien de la nature a été de fournir des photos pour la brochure de 1997 qui présentait au public l’édifice des collections et de la recherche du musée, le site où se tiennent les Portes ouvertes de samedi. C’était la première fois depuis des décennies que toutes les collections se trouvaient à nouveau réunies sous un même toit.

Un homme touche à une des centaines de ramures sur un mur.

Le technicien Alan McDonald examine une des centaines de ramures dans la Salle des grands squelettes du musée. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Le travail m’a confirmé dans mon amour pour l’histoire naturelle et la recherche scientifique. La profondeur et l’envergure des diverses collections renfermées dans les murs du Campus du patrimoine naturel du musée sont inégalées au Canada et rivalisent avec les plus grandes collections du monde. Cette brochure était la première fois que toutes les diverses collections se trouvaient réunies en un document.

Deux images : coquilles spiralées et œufs d’un lagopède alpin.

La beauté de la nature : coquilles des collections d’invertébrés et œufs d’un lagopède alpin (Lagopus muta) provenant des collections de vertébrés. Images : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Malgré tous les vers solitaires et les narvals qu’on y trouve, mes objets préférés dans les collections sont les étiquettes sur les spécimens, en particulier les étiquettes d’origine, dont certaines remontent au 19e siècle.

Deux rangées de peaux d’oiseaux avec les étiquettes de spécimen attachées.

Un tiroir de peaux d’oiseaux avec les étiquettes de spécimen attachées qui fournissent des données scientifiques telles que le lieu et la date de collection des spécimens. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Pendant les Portes ouvertes, il peut s’avérer difficile de voir les étiquettes correctement, mais celles-ci vous donnent l’heure juste. Elles vous transportent sur les terres et vous plongent dans les éléments, vers les badlands d’Alberta ou les Grands Bancs de Terre-Neuve. Elles racontent l’histoire du spécimen et celle des explorations à travers le Canada. Chaque spécimen est une fenêtre sur le passé et, comme nous le constatons avec nos fossiles de l’Arctique, un aperçu du futur aussi.

Gros plan d’une main tenant une plante pressée.

Une plante destinée à l’Herbier national du musée est préparée pour le montage. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Récemment, le musée m’a demandé de venir encore une fois photographier les collections, pour montrer avec fierté jusqu’à quel point elles sont vraiment vastes et fascinantes.

Gros plan d’une femme examinant un gros squelette de mammifère.

L’assistante de recherche Marisa Gilbert examine un spécimen dans la Salle des grands squelettes. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Pendant la séance de photos, il y a eu une discussion à propos d’une superbe photographie que le musée Smithsonian a prise il y a des années montrant l’incroyable étendue d’une de ses collections. « Ne serait-il pas génial si nous en faisions une comme ça », pensions-nous.

Eh bien, pendant la dernière séance de photos, c’est ce que nous avons fait. Puisque le fait d’ouvrir les rangements pour les montrer, de retirer et de déplacer les tablettes et d’exposer les spécimens d’invertébrés chaque fois qu’il y a des Portes ouvertes ou une visite spéciale demande un tel effort, nous avons décidé d’offrir la deuxième meilleure solution : prendre une photo grandeur nature montrant ce qu’on verrait si tous les tiroirs étaient ouverts.

Grâce au travail laborieux et appliqué de Judith Price, gestionnaire adjointe des collections d’invertébrés, et de Jean-Marc Gagnon, conservateur des invertébrés, des centaines de spécimens sur des tablettes ont été exposés à l’appareil photo. Et ceci ne représente qu’une fraction de toutes les collections d’invertébrés!

Tiroirs ouverts des rangements montrant des spécimens d’invertébrés.

Judith Price et Jean-Marc Gagnon parmi un échantillon des 1,5 million de spécimens d’invertébrés du musée, disposés pour une photo spéciale. Image : Martin Lipman © Musée canadien de la nature.

Puisque le tirage final atteindrait presque 2 mètres en hauteur, nous avons fait venir un appareil photo numérique de 60 mégapixels de Toronto, avec l’aide de Walter Borchenko de BK3 Digital et Mamiya Leaf. Avec cet appareil haute résolution, nous avons pu faire ressortir des détails incroyables pour chacun des spécimens sur toute la longueur de l’affichage. Recherchez cette photo ce samedi ; c’est comme regarder la chose en vrai.

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