Le prix Brock 2013

Le Musée canadien de la nature possède une longue tradition de recherche, ainsi qu’une expertise en matière de découverte d’espèces et de travail dans l’Arctique. Ce qui en fait un chef de file dans ces domaines.

Collage de photos : Trois personnes tenant une tente pendant d’un hélicoptère décolle à proximité. Une montagne enneigée.

En haut : Des scientifiques retiennent leur tente alors que repart l’hélicoptère qui les a emmenés en Arctique, sur un site de recherches à l’île d’Ellesmere au Nunavut. En bas : Une montagne des environs peu après une chute de neige estivale. Images : Martin Lipman © Martin Lipman

Reginald Walter Brock.

Reginald Walter Brock. Image: © Musée canadien de la nature

Nous mettons continuellement au jour de nouvelles connaissances qui sont publiées dans des revues scientifiques. Notre productivité scientifique en matière de botanique, de zoologie, de minéralogie et de paléobiologie donne lieu à la rédaction de 50 à 60 manuscrits chaque année; une liste complète figure dans notre rapport annuel.

Nous demandons à nos chercheurs de présenter leur meilleure publication pour le prix Brock, le prix annuel d’excellence en recherche du Musée. Cette saine compétition interne a lieu depuis plus de deux décennies et porte le nom d’un ancien directeur du musée, Reginald Walter Brock, Ph. D.

En tant que directeur (1907–1914), Brock fut responsable du déménagement des premières collections dans ce qui était à l’époque le nouveau bâtiment du musée. Il était aussi chargé de reconnaître et de récompenser l’excellence parmi ses équipes scientifiques. Un des rituels de Brock consistait à décerner une boîte de tomates pour les réalisations exceptionnelles sur le terrain. Nous perpétuons depuis cette charmante tradition.

Collage de photos : Une conserve de tomates devant une murale d’ours blanc. Natalia Rybczynski assise dans une tente à côté d’une radio satellite.

À gauche : L’emblème du prix Brock : la boîte de tomates. Non périssable et facile à utiliser, la nourriture en conserve est d’une grande valeur en expédition. À droite : La lauréate du prix Brock 2013, Natalia Rybczynski. Images : Myriam Thibodeau © Musée canadien de la nature; Martin Lipman © Martin Lipman

Le prix Brock pour une publication scientifique en 2013 a été décerné à Natalia Rybczynski, Ph. D., pour sa publication Mid-Pliocene warm-period deposits in the High Arctic yield insight into camel evolution [Des dépôts de la période chaude du milieu du Pliocène dans l’Extrême-Arctique ouvrent des pistes de réflexion sur l’évolution du chameau] (produite en collaboration avec ses collègues J. Gosse, R. Harington, R. Wogelius, A. Hidy et M. Buckley).

Dans cet article, l’équipe a rapporté leur découverte d’un fossile de 3,5 millions d’années provenant du fjord Strathcona de l’île d’Ellesmere au Nunavut, dans l’Extrême-Arctique.

Collage de photos : Des os fossiles déposés sur le sable. Natalia Rybczynski examine un petit os fossile avec une loupe. Un homme creuse un trou sur une pente sableuse. Un affleurement rocheux en avant-plan de collines.

En haut : 30 fragments de fossiles appartenant à un os de patte du chameau géant découvert dans l’Extrême-Arctique par Natalia Rybczynski et son équipe. Au centre à gauche : Natalia Rybczynski examine à la loupe un fossile. Au centre à droite : Membre de l’équipe, le géologue John Gosse de l’université Dalhousie collecte des échantillons. En bas : Vue sur la région du fjord Strathcona où les fossiles ont été trouvés. Images : Martin Lipman © Martin Lipman

Rybczynski savait qu’ils avaient trouvé un morceau du tibia droit (patte inférieure) d’un gros mammifère, mais il a fallu avoir recours à une nouvelle technologie (appelée empreinte collagénique) pour s’assurer qu’ils avaient trouvé les restes d’un parent du chameau moderne.

Illustration montrant trois chameaux et quatre oiseaux en vol, dans un paysage parsemé d’arbres.

Illustration du chameau de l’Extrême-Arctique à l’île d’Ellesmere pendant la période chaude du Pliocène, il y a environ 3,5 millions d’années. Les chameaux vivaient alors dans une forêt de type boréal, où était présent le mélèze. Cette reconstitution se fonde sur les fossiles végétaux trouvés dans les dépôts avoisinants. Image : Julius Csotonyi © Julius Csotonyi

Les résultats constituent un ajout important à nos données sur l’évolution des chameaux. Ils nous aident à comprendre l’origine des spécialisations anatomiques chez les chameaux modernes. Les travaux de Rybczynski et son équipe ajoutent également à nos connaissances sur cette région en constante évolution de notre pays.

Collage de photos : Quatre personnes montant une pente sableuse. Natalia Rybczynski étendue sur une pente en train d’examiner le sol. Vue sur le talus sableux où ont été découverts les os du chameau.

En haut : Les scientifiques inspectent les hauteurs du site où les restes de chameau ont été trouvés. Au centre : Natalia Rybczynski, du Musée canadien de la nature, collecte des échantillons. En bas : Les membres de l’équipe, à peine repérables dans le paysage, sont en train de travailler à différents niveaux du site de recherche. Images : Martin Lipman © Martin Lipman

Texte traduit de l’anglais.

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