L’heure du capital naturel est venue!

J’ai remarqué un changement dans la tenue vestimentaire au récent Forum mondial sur le capital naturel à Édimbourg en Écosse. Le concept de « capital naturel » est dans le vent depuis des décennies. Ce qui a changé sont les personnes qui y portent attention à présent. Les vestons-cravates y étaient beaucoup plus nombreux qu’à toute autre conférence à laquelle j’ai participé sur la conservation de la nature.

Vue du château d’Édimbourg.

Édimbourg a été l’hôte d’une conférence internationale sur le « capital naturel » à laquelle a assisté la présidente-directrice générale du musée Meg Beckel. Image : Meg Beckel © Musée canadien de la nature.

En bref, le capital naturel peut se définir comme les stocks mondiaux de biens naturels, ce qui comprend la géologie, le sol, l’air, l’eau et toutes les créatures vivantes. C’est à partir de ces biens que les humains tirent une large gamme de services, souvent appelés services écosystémiques, qui rendent la vie humaine possible.

Un économiste parle devant un podium sur une scène.

Pushpam Kumar, économiste en chef du Programme des Nations Unies pour l’environnement, s’adresse aux délégués. Image: © World Forum on Natural Capital

Le vocabulaire du capital naturel attire une nouvelle foule de gens qui ont un rôle clé à jouer dans l’avenir de notre monde naturel. Il y a bien sûr les habitués provenant des domaines de la conservation de la nature, des sciences naturelles et de la politique gouvernementale. Au-delà de ces gens, toutefois, on trouve maintenant des chefs de file de l’industrie et du secteur financier, ainsi que des comptables professionnels, et ces gens commencent à se faire entendre.

Une foule de délégués à la conférence debout en train de discuter dans un grand hall.

Les délégués de la conférence font connaissance en prenant du thé. Image: © World Forum on Natural Capital

Le forum a présenté des conférenciers, des perspectives et des études de cas qui nous portent à croire, pour la plupart d’entre nous, que le concept du capital naturel et son application au sein du gouvernement et de l’industrie sont réels…et ont le vent dans les voiles.

Mais c’est plutôt une annonce faite au forum qui a vivement attiré mon attention, parce qu’elle mettait le doigt sur le rôle possible que les musées d’histoire naturelle pourraient jouer. La nouvelle affirmait que des consultations seraient lancées pour créer un protocole du capital naturel.

La vision globale du protocole est de transformer la façon dont le monde des affaires fonctionne (en anglais seulement) en l’amenant à comprendre ses impacts sur le capital naturel et ses dépendances à l’égard de celui et en intégrant cette prise de conscience dans son fonctionnement. On prévoit que le cadre qui en résultera deviendra le point de départ pour inspirer des normes communes de pratique dans l’avenir.

Cinq personnes s’assoient sur une scène pour discuter à la conférence.

Une séance plénière à la conférence. Image: © World Forum on Natural Capital

Ce protocole ne tient pas encore compte d’une importante source de données et de connaissances sur le monde naturel : les collections d’histoire naturelle et les connaissances qu’on peut en tirer. Celles-ci pourraient fournir des registres actuels et historiques valides pour dresser un inventaire et établir la valeur des biens naturels.

J’ai mentionné cette idée à un certain nombre de chercheurs en capital naturel et ces derniers n’avaient tout simplement pas pensé aux collections et aux recherches connexes comme source de données. J’y vois une occasion de lancer un appel à l’action auprès des dirigeants des musées d’histoire naturelle et je compte passer le mot et mobiliser ce groupe pour la phase de consultation du protocole sur le capital naturel. Ce blogue en est le premier pas!

J’encourage les gens à faire connaître les nouvelles sur le Forum (en anglais seulement) la Coalition pour le capital naturel et le Protocole pour le capital naturel. J’étais si inspirée que j’ai rendu visite à mes collègues au Musée national d’Écosse pour les encourager à s’activer! Je pense que les musées d’histoire naturelle ont un rôle essentiel à jouer, fournissant une autre perspective sur la nature qui permet de favoriser la compréhension d’un avenir naturel meilleur et d’inspirer le respect pour celui-ci.

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