À vos marques!

À titre d’adjointe administrative pour la Recherche et les collections dans le musée national d’histoire naturelle du Canada, je travaille avec un vaste groupe de collègues : scientifiques, adjoints à la recherche, conservateurs, directeurs de collection et techniciens. Mon travail n’est jamais ennuyeux. En fait, il me stimule et chaque jour j’apprends de nouvelles choses.

Il y a un certain temps, j’ai écrit un blogue à propos de mon aventure sur le terrain avec le conservateur adjoint en minéralogie. Cette fois-ci, je voulais partager mon aventure au champ de tir.

Un homme tire à la carabine en prenant appui sur une table.

Le scientifique Noel Alfonso s’exerce avec une carabine à levier de calibre 45/70. Alan McDonald, technicien des collections de paléontologie du Musée mais aussi notre officier de sécurité en matière d’armes à feu, se tient tout près. Image : Lory Beaudoin © Musée canadien de la nature

Qu’est-ce qu’une adjointe administrative du Musée canadien de la nature fabrique à un champ de tir? Eh quoi? Qu’est-ce qu’un groupe de scientifiques y fabrique? J’assimile des connaissances et de l’expérience de première main en vue du travail sur le terrain dans l’Arctique canadien. Cette année, notre équipe de botanique se rend à Arviat au Nunavut pendant quatre semaines pour recueillir des spécimens de plantes et en apprendre davantage sur la biodiversité de l’Arctique canadien. Ses études sur le terrain s’inscrivent dans le cadre d’un grand projet appelé Flore de l’Arctique canadien. Deux autres scientifiques se préparent pour l’Expédition arctique 2016 (site en anglais) de l’organisme Students on Ice.

Mis à part la paperasse interminable pour obtenir des permis de collecte dans l’Arctique, les préparatifs pour nourrir une équipe de 5, l’achat de matériel de terrain, les premiers soins et l’entraînement en milieu sauvage, il faut également se préparer au maniement sécuritaire des armes à feu. La connaissance des armes à feu est importante parce qu’en travaillant sur le terrain dans l’Arctique, les scientifiques s’introduisent dans le réseau alimentaire. Ils doivent donc être prêts à se protéger des ours blancs. Après avoir réussi un cours de maniement d’armes à feu et obtenu un permis de port d’arme de la GRC, il est indispensable de s’exercer au maniement adéquat d’une arme à feu.

Quatre hommes en rangée tirent à la carabine.

De gauche à droite : Mark Graham, Troy McMullin, Paul Sokoloff et Geoff Levin s’exercent au champ de tir. Image : Lory Beaudoin © Musée canadien de la nature

Me voilà donc un vendredi, par une chaude après-midi, conduisant jusqu’au champ de tir pour rejoindre mes collègues qui se préparent à cet aspect de leur travail sur le terrain. Je m’enregistre et on me remet des lunettes de sécurité et une protection pour les oreilles. Mon collègue et notre agent de sécurité, Alan McDonald, m’explique comment charger et décharger un fusil de chasse à pompe de calibre 12. « Le rouge signifie la mort », qui fait référence à un point rouge près de la gâchette, m’est resté en tête pour me rappeler à quel moment le cran de sûreté du fusil est engagé. Je m’exerce avec quelques rondes de grenaille (une sorte de munition), puis je passe aux balles, la munition utilisée pour se protéger des ours.

Des hommes examinent les cibles devant eux.

De gauche à droite : Kieran Shepherd, Mark Graham, Paul Sokoloff, Troy McMullin, Geoff Levin, Alan McDonald et Noel Alfonso vérifient les cibles après une ronde pour s’exercer. Image : Lory Beaudoin © Musée canadien de la nature

Ma visée semblait très défaillante. Je tirais trop haut, puis trop à gauche. Le fusil de chasse avait un puissant recul qui m’a rougi l’épaule, puis l’a laissée joliment tuméfiée. J’ai essayé la carabine à levier de calibre 45/70. C’est un autre choix de fusil populaire pour se défendre contre les ours. Elle avait moins de recul que le fusil de chasse. J’ai mis mon coude sur la table devant moi pour stabiliser mon bras et mieux viser. Après une ronde d’exercice, j’ai déposé le fusil avec la glissière ouverte et j’ai marché les 25 verges jusqu’à la cible. Elle n’avait pas la moindre marque! J’avais besoin de m’exercer, mais je me demandais si mon épaule survivrait.

Une cible de tir intacte.

Ma cible… sans la moindre marque 🙁. Image : Lory Beaudoin © Musée canadien de la nature

Quand j’ai signé le registre de sortie au champ de tir plus tard dans l’après-midi, je suis partie en sachant un peu mieux ce qui se passe au Service de la recherche et des collections du musée et comment il faut s’y prendre pour effectuer des recherches dans le vaste Grand Nord du Canada. J’ai une nouvelle admiration et un nouveau respect pour mes collègues.

Texte traduit de l’anglais.

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