« L’ère des affaires durables »

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) figure parmi les organisations non gouvernementales les plus anciennes et les plus respectées dans le domaine de la conservation de la nature. Tous les quatre ans, l’UICN (site en anglais) rassemble ses membres dans le cadre du Congrès mondial de la nature, auquel sont aussi conviés tous les autres défenseurs de la nature qui souhaitent participer aux innombrables activités concernant la conservation des espèces et des habitats.

Un édifice sur les rives d’un cours d’eau.

Le Centre des congrès à Honolulu, à Hawaï, aux États-Unis. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

À la réunion de septembre à Honolulu, la portion « autres défenseurs de la nature » tient une place appréciable; 10 000 délégués de 184 pays, représentant 1300 organisations non gouvernementales, s’y sont inscrits.

Immense salle de conférence.

Beaucoup des organisations membres et autres ont des kiosques d’information dans le cadre de cette réunion. Des pavillons offrent aussi un espace plus grand pour des présentations thématiques. Cofinancé par le Musée canadien de la nature, le pavillon Nature pour tous présente des activités visant à rallier les jeunes et les moins jeunes. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

Meg Beckel, Robert Anderson et Mark Graham du Musée canadien de la nature ont assisté à la rencontre, où l’on présentait certains de nos programmes (comme Nature Nocturne) soit dans le pavillon Nature pour tous ou par une présentation électronique sur l’importance de la recherche en taxonomie.

Petite foule dansant dans un stand.

Durant la rencontre, le Musée a organisé, dans le pavillon Nature pour tous, trois soirées Nature Nocturne qui ont remporté un vif succès. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

Nous avons assisté aux réunions de la commission sur la gestion environnementale à titre de membres du thème sur l’Arctique; nous avons présidé le comité de gouvernance de l’assemblée et participé à l’assemblée des membres au sein de la délégation canadienne.

Personnes assises dans une salle de conférence.

Des centaines de membres réunis pour prendre des décisions sur les activités et la gouvernance de l’UICN. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

C’est une assemblée populeuse et dynamique et il y aurait beaucoup de choses à raconter. Mais, au cours d’une séance, une intervention a eu, pour moi, un écho remarquable sur la contribution des musées d’histoire naturelle. De telles rencontres attirent forcément des décideurs de haut niveau. Et l’un d’eux était Sally Jewell, la Secrétaire à l’Intérieur des États-Unis (responsable de la commission géologique, des parcs nationaux et de la gestion des terres). Elle a déclaré que le gouvernement des États-Unis intégrait maintenant la durabilité de l’environnement dans son processus de prise de décision, parce que les services d’un écosystème sain sont garants de notre survie. « Nous entrons dans l’ère des affaires durables » (We are in the forever business), a-t-elle ajouté, ce qui représente un pas en avant très positif et, à mon avis, un signe d’espoir.

Le commentaire de Sally Jewell me rappelle que les musées aussi sont entrés dans l’ère des affaires durables. Demandez à nos conservateurs et à nos restaurateurs combien de temps dureront, à leur avis, leurs collections une fois préparées. Ils répondront sans doute « des centaines d’années ». C’est beaucoup plus que dans bien des domaines. Et ce qui est intéressant, c’est que ces collections et les données qui s’y rattachent jouent souvent un rôle de premier plan pour aider Sally Jewell, et d’autres, à réaliser leurs propres affaires durables. Les collections d’histoire naturelle et les données que l’on échange à leur sujet forment une partie dynamique et intégrante de la communauté scientifique et jouent un rôle essentiel dans les efforts de conservation des décideurs non gouvernementaux et gouvernementaux.

Collage : Plan rapproché d’une femme assise et plan éloigné d’elle entourée de quatre personnes.

Jane Goodall s’adresse à l’assemblée pour souligner l’importance de rallier les jeunes à la cause de la conservation de la nature. Image : Mark Graham © Musée canadien de la nature

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN a attiré aussi des héros de l’environnement. L’inventeur du terme « diversité biologique », E. O. Wilson, par exemple, a donné une allocution et a montré avec force que, à l’âge de 87 ans, il demeure un des phares qui guident notre pensée sur ces questions complexes. Nous avons également écouté avec un vif intérêt Jane Goodall qui, à 82 ans, continue d’inspirer les jeunes et de les inciter à s’engager dans le mouvement de conservation grâce à l’Institut Jane Goodall et au programme Roots and Shoots.

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