Le plus grand congrès de botanique : « Protégeons les plantes, protégeons l’avenir »

L’été dernier, les botanistes du Musée, Lynn Gillespie, Ph. D., Geoff Levin, Ph. D., et moi-même avons assisté au XIXe Congrès international de botanique (CIB). Il s’agit du plus grand rassemblement de botanistes au monde et, de loin, le plus grand congrès scientifique auquel j’ai participé.

Un grand mur couvert de plantes portant le nom du XIXe Congrès international de botanique 2017

Une impressionnante exposition horticole au XIXe Congrès international de botanique qui a eu lieu dans la ville chinoise de Shenzhen, en juillet 2017. Image : J.M. Saarela © Musée canadien de la nature.

Pendant une semaine, en juillet, plus de 7000 botanistes issus de 77 pays et de toutes les disciplines se sont rencontrés dans la ville chinoise de Shenzhen pour leur congrès qui a lieu tous les six ans et qui avait pour thème : « Protégeons les plantes, protégeons l’avenir. » À cette occasion, les chercheurs peuvent faire connaître à leurs pairs les progrès de leurs travaux, renouer avec des collègues, créer de nouveaux liens et établir des collaborations favorables à l’avancée de la botanique.

Avant le congrès, Lynn, Geoff et moi-même avons participé, pendant cinq jours, à une réunion de la section de la nomenclature, où nous avons débattu et voté des amendements au Code international de nomenclature des algues, des champignons et des plantes. Le « Code », comme on l’appelle familièrement, est un ensemble de règles compliquées qui régit la façon dont ces organismes vivants sont nommés. Il fait l’objet d’une révision tous les six ans à l’occasion du Congrès.

Quatre personnes s’adressant à une salle comble. L’assistance vote sur les questions qui lui sont présentées en levant la main.

Les délégués de la section de nomenclature au Congrès international de botanique dans la ville chinoise de Shenzhen, en juillet 2017, votent une proposition d’amendement du Code international de nomenclature des algues, des champignons et des plantes. Image : J.M. Saarela © Musée canadien de la nature.

À cette réunion scientifique, j’ai co-organisé un symposium sur la systématique et la phylogénie de lignées importantes de graminées, les Poaceae, qui forment la famille botanique la plus importante du monde sur le plan économique.

Lynn et moi-même avons prononcé un exposé concernant nos recherches sur les liens évolutifs au sein de plusieurs lignées de graminées de milieux tempérés : les pâturins des prés et les espèces apparentées, pour Lynn; les agrostides, les calamagrostides, les avoines et les espèces apparentées, (site en anglais) dans mon cas. Nous avons également présenté deux affiches (site en anglais) sur la biodiversité des plantes arctiques (site en anglais) au Canada.

Geoff, qui est président de l’Association de la flore nord-américaine, a fait une présentation sur le projet de Flore de l’Amérique du Nord (site en anglais), qui englobe 30 volumes sur le traitement taxonomique de toutes les plantes indigènes et naturalisées de cette région du monde.

Une grande salle remplie d’expositions et de kiosques au XIXe Congrès international de botanique, dans la ville chinoise de Shenzhen.

Les kiosques au XIXe Congrès international de botanique, dans la ville chinoise de Shenzhen, en juillet 2017. Image : J.M. Saarela © Musée canadien de la nature.

À la fin du congrès, a été publié la Déclaration de Shenzhen sur les sciences botaniques (site en anglais), Cette déclaration est un appel à l’action stratégique des scientifiques du monde végétal dans le contexte d’un environnement en pleine mutation. Il comporte sept priorités visant à unir toutes les disciplines botaniques en vue d’un avenir durable et écologique et d’une coexistence harmonieuse entre les humains et les plantes.

Des danseurs évoluent sur la scène devant d’immenses représentations de plantes.

Une scène du magnifique spectacle d’ouverture du XIXe Congrès international de botanique, dans la ville chinoise de Shenzhen, en juillet 2017. Originaires de Chine, ces fleurs de pivoine (Paeonia, Paeoniaceae) y sont cultivées depuis des siècles. Image : J.M. Saarela © Musée canadien de la nature.

La recherche, la diffusion des connaissances et les activités éducatives du Musée en botanique vont dans le droit fil des sept priorités de la Déclaration. Nous continuerons de créer de nouvelles connaissances sur la diversité végétale et de les diffuser largement.

J’ai déjà hâte d’assister au XXe Congrès, qui se tiendra à Rio de Janeiro en 2023.

Texte traduit de l’anglais.

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