Les dendrites des roches sous le microscope

L’été dernier, j’ai eu mon premier emploi de recherche : un stage de géologie au Musée canadien de la nature dans le cadre du Programme de formation scientifique. Ç’a été une expérience formidable. J’étais extrêmement nerveuse au début mais, heureusement, le milieu de travail très sympathique a rapidement estompé ma peur de commettre une erreur.

Tout au long de l’été, on m’a confié de nombreuses tâches pratiques. Ma préférée a été d’apprendre à me servir du microscope électronique à balayage (MEB) du Musée, avec lequel j’ai examiné des minéraux 20 fois plus petits qu’un cheveu. C’était fascinant de voir que la structure restait la même qu’il s’agisse d’un minéral de 0,002 mm ou de 20 m.

Vue d’un minéral au microscope.

Une dendrite d’oxyde de magnésium dans un spécimen provenant de la région de Pilbara à l’ouest de l’Australie. Champ de vision : 0,44 mm. Image : Ann Presley © Musée canadien de la nature.

Mon travail avec le chercheur du Musée Aaron Lussier m’a donné l’occasion d’examiner au MEB des roches provenant du monde entier, mais mon travail a principalement porté sur des échantillons de calcédoine, une variété de quartz, de la région Pilbara, à l’ouest de l’Australie. Je devais étudier en particulier la façon dont des éléments comme le fer se déplaçaient dans cette roche. Pourquoi par exemple seulement certains éléments s’intégraient à sa structure.

Parallèlement, j’ai tenté de découvrir pourquoi les minéraux croissaient de cette façon et je me suis intéressée en particulier au comportement des dendrites dans la calcédoine. Les dendrites sont des motifs naturels évoquant un arbre ou une mousse qui apparaissent à l’intérieur ou sur le dessus d’une roche ou d’un minéral. Elles se forment quand un élément ou un minéral migre ou se ramifie à partir d’un point d’origine. Une branche dendritique croît tant que le minéral atteint un point où, pour des raisons inconnues, la croissance de nouvelles branches est plus favorable.

Un morceau de calcaire avec un motif dendritique plus foncé en forme d’arbre.

Une dendrite d’oxyde de magnésium dans un spécimen de calcaire de Solnhofen en Allemagne. Numéro de catalogue CMNMC 34359. Image : © Musée canadien de la nature.

L’efflorescence dentritique est l’un des nombreux phénomènes naturels que les scientifiques, comme moi-même, espèrent expliquer un jour. Mon stage au Musée a été une expérience d’apprentissage enrichissante et plaisante qui m’a beaucoup apporté à cet « embranchement » dans ma carrière.

Texte traduit de l’anglais.

 

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