Le 2 mars dernier, je devenais officiellement la nouvelle agente au catalogage et aux acquisitions de la bibliothèque du Musée canadien de la Nature. J’avais hâte d’en apprendre plus sur mes nouvelles responsabilités, sur mon nouvel environnement. Je savais que devenir responsable d’une collection de monographies et de périodiques scientifiques sur la Nature serait sans aucun doute un défi considérable mais ô combien enrichissant. 

Ce n’était que la pointe de l’iceberg… Dans la partie immergée se cachait tout l’univers des bases de données que sous-tendent les catalogues de bibliothèque.  Un univers que je connaissais moins, dans lequel je devais plonger profondément. En effet, un de mes premiers projets fût de rapatrier les données de notre bibliothèque directement dans les installations informatiques du Musée.

Gros iceberg flottant dans l'océan.
Iceberg au large des côtes du Groenland, été 2015. Image: Kieran Shepherd © Musée canadien de la nature

Depuis plusieurs années, une entente avec Patrimoine Canada permettait aux données de la bibliothèque d’être hébergées sur leurs serveurs. La venue du ‘’nouveau’’ ministère Services partagés allait venir changer la donne. Le serveur sur lequel résidait nos données était appelé à être désactivé ; nous risquions de les perdre si le projet n’allait pas de l’avant. J’ai poursuivi l’exploration. Cette fois-ci avec mes alliés : le service des technologies, du web et des finances et les représentants du système intégré de bibliothèque.

En étant toujours attachée et totalement dépendante de ma ligne de vie : la chef de la bibliothèque et des archives et le chef de Services des collections et gestion de l’information, le projet s’est mis en branle. Les divers agents se sont engagés et mobilisés pour la réussite de cette migration à l’échéancier serré. Grâce à tout ce travail collaboratif, les données ont finalement été migrées en août dernier vers le premier serveur de type ‘’nuage’’ géré ici-même au Musée. 

Image des composants électroniques d’un serveur informatique. Il y a beaucoup de fils colorés et de lumières vertes derrière une cage métallique.
Serveur informatique. Image: Taylor Vick © Unsplash.com

Cette migration était essentielle à la poursuite des bonnes activités de la bibliothèque. Sans ces données, le catalogue de la bibliothèque du Musée canadien de la Nature devient complètement désuet et la collection physique se perd. Mais aussi, cette migration devient une étape cruciale à la réalisation d’un important projet ultérieur, soit la synchronisation du catalogue de la bibliothèque du Musée canadien de la Nature avec le catalogue mondialement reconnu le WorldCat d’OCLC.  Cette synchronisation permettra à notre riche collection spécialisée d’être encore plus accessible aux utilisateurs, aux bibliothèques et aux internautes à travers le monde, notamment par l’entremise du prêt entre bibliothèque.

Coeur rouge composé de nombres binaires
Coeur rouge composé de nombres binaires. Alexander Sinn © Unsplash.com

Ce qui me rend le plus fière de cette plongée dans le monde de la gestion des données, c’est que ces petites entités virtuelles s’inscrivent parfaitement dans la mission de bien servir la recherche pour un avenir naturel durable. Ces données sont nécessaires pour que les scientifiques, les étudiants et/ou tous les amoureux de la Nature puissent continuer de venir consulter le catalogue pour y dénicher les sources qui étofferont leurs connaissances et leurs écrits, et qui, je l’espère, inspireront les générations futures à comprendre et à respecter la Nature.